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« S’affirmer et se protéger » : une initiation au krav maga pour se défendre et libérer la parole des jeunes pendant les vacances
Avec le programme « Teenager’s force », Corinne et Alain d’AC 65 Krav maga propose des ateliers aux jeunes sur la protection, l’affirmation de soi et la gestion des conflits. Immersion.
Au sein de la Maison Sport Santé, l’ambiance est légère, chaleureuse. Pourtant, les messages véhiculés auprès des jeunes venus de la MJC d’Odos, du centre Léo Lagrange de Bordères mais aussi amenés par les éducateurs de rue de la ville de Tarbes, portent, plus que les coups, qui ne sont ici que simulés. En ce mercredi après-midi, ils sont une trentaine de collégiens et lycéens à participer à l’atelier Teenager’s force, organisé par AC 65 Krav Maga. « On avait porté ça dans le cadre du SNU en Comminges, explique Corinne Coho, éducatrice et ceinture noire de krav maga. Qu’il s’agisse de harcèlement, de menaces, voire de violences, les jeunes sont confrontés à ces faits-là. On est dans des techniques de défense, pour se mettre en sécurité. Pour ça, le krav maga aide à se reconstruire, de 5 à 77 ans. Ça s’adapte à tout le monde, avec des techniques simples et accessibles, centrées sur la protection et l’affirmation de soi. »

Sont également rappelés les gestes de premier secours, mais aussi ceux pour désarmer un individu menaçant ou attaquant au couteau. « Souvent quand ça survient, la première réaction, c’est la sidération, plaide Alain Mouledi, instructeur fédéral. Là, on les y confronte, en simulant tout ça, et en leur donnant des clés pour réagir au mieux. Par exemple en cas de menace, on ne joue pas face à un couteau. On ne meurt pas pour un téléphone. » « En vrai, je ne sais pas trop comment je réagirais, sans doute j’essaierais de m’enfuir, explique un des jeunes. Mais si je suis coincé, j’espère me souvenir de ces réflexes-là. »

Un projet inclusif et humain, pour redonner une image positive d’eux-mêmes, pour prévenir les situations de mise en danger, mais aussi libérer la parole. Étaient ainsi présentes l’association Frances victimes et sa chienne Ubi qui a accompagné 170 personnes dans leur parcours judiciaire, principalement des mineurs. « Les jeunes sont en demande. C’est important de leur présenter la structure qui peut être un centre de ressources et d’écoute pour eux » plaide Pascale Simon, la directrice de l’association qui a accompagné 346 mineurs en 2025 (contre 250 en 2024).

Enfin, l’adjudante-chef Lydie Gonthier a présenté la Maison de protection des familles, située à la gendarmerie de Tarbes et développé la notion de consentement du corps auprès de ces jeunes. « C’est un public qui n’a pas trop cette notion, quand dire oui, quand dire non, quand changer d’avis, quand s’arrêter. C’est important de rappeler aussi ce qu’est une agression, un viol, et que ça peut être puni par de la prison, même pour les mineurs. »