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« Soigner les chiens des sans-abri, c’est aussi porter attention à leurs maîtres » : un nouveau service proposé par le Secours Catholique
Le Secours Catholique offre désormais des soins vétérinaires aux animaux des sans-abri. Chaque deuxième jeudi du mois, l’association « Vétérinaires pour tous Occitanie » intervient à l’Escale. Une initiative qui renforce le lien social avec leurs maîtres.
« Soigner les chiens des personnes à la rue, c’est aussi porter attention à leurs maîtres ».
Depuis le début de l’année, tous les deuxièmes jeudis du mois, le Secours Catholique propose un nouveau service de soins aux animaux des personnes sans-abri.
Dans des locaux rénovés mis à disposition par l’association caritative, à l’accueil de jour l’Escale récemment rénové, au carrefour de la rue Massey et de l’avenue Joffre, les meilleurs amis de l »homme sont pris en charge médicalement par l’association « Vétérinaires pour tous Occitanie » en partenariat avec l’école vétérinaire de Toulouse. Un nouveau service qui vient compléter l’offre d’accueil médical et personnalisé, de cours de français pour les migrants et du bistrot ouvert deux fois par semaine, où 35 personnes viennent se restaurer tous les dimanches midi.
« Des animaux en très bonne santé et très bien nourris »
« Pendant que les vétérinaires prennent soin de leurs chiens, les personnes peuvent faire une pause et se restaurer. Porter attention à leurs animaux de compagnie permet d’assurer un suivi plus régulier et une meilleure veille sociale des maîtres, à travers leurs compagnons » témoigne Florence Radix-Bidart, coordinatrice territoriale du Secours Catholique de l’agglomération Tarbes-Lourdes.
« Pour un vétérinaire, la relation avec le propriétaire est aussi importante que l’animal » explique Marie-Christine Cadiergues, vétérinaire et trésorière de l’association « Vétérinaires pour tous Occitanie ».
« Vaccinations, vermifugations, traitements anti-puces ou anti-tiques » : « Nous prodiguons exclusivement les premiers soins, notamment en prévention des maladies, et nous procédons à l’identification de l’animal » précise Marie-Christine Cadiergues.
« Nous ne réalisons ni d’examens complémentaires complexes, ni d’interventions chirurgicales », ajoute-t-elle, pour des raisons à la fois d’équipement des locaux et de périmètre de mission.
Tout en sachant que, contrairement aux idées reçues, « ce sont des animaux en très bonne santé et très bien nourris. Leurs maîtres sont très attachés à eux » témoigne l’enseignante à l’école vétérinaire de Toulouse qui a déjà participé aux expériences pilote à Montpellier et à Sète.
L’équipe médicale bénévole est composée d’un vétérinaire du secteur, par exemple le Lourdais Simon Bonlieu qui est aussi le président de « Vétérinaires pour tous Occitanie », d’un encadrant comme Marie-Christine Cadiergues, et d’étudiants « volontaires » de l’école vétérinaire de Toulouse.
« Ils ont l’impression d’être dans la vraie vie »
« C’est très intéressant à la fois de pouvoir participer à des actions de solidarité et de découvrir des contextes et des endroits qui sont complémentaires de notre formation plutôt en établissement spécialisé » se réjouit Inès, étudiante à l’école vétérinaire de Toulouse.
Son camarade Valentin est aussi très motivé pour se confronter à « une médecine de terrain de première intention » tout en contribuant à « un projet à forte dimension humaine ».
« En prenant soin de leurs animaux, ces hommes ou ces femmes dits « marginaux » ont l’impression d’être dans la vraie vie et d’être considérés comme des personnes qui sans cette prise en compte digne de ce nom, se refusent l’accès à beaucoup d’endroits. Pour elles, c’est sécurisant, valorisant et rassurant » souligne Florence Radix-Bidart.