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Stado : A Narbonne, les Tarbais ont peut-être perdu plus qu’un match…
Minés par les blessures, les Tarbais se sont lourdement inclinés à Narbonne. Et comme souvent, ils ont une nouvelle fois été loin d’être ridicules.
Une semaine après la déconvenue à domicile contre Massy, les Tarbais se déplaçaient dans l’Aude à la recherche d’une réaction collective. Et si réaction il y a eu, elle n’a pas suffi pour rentrer dans les Hautes-Pyrénées avec un résultat convenable. Pire, le score est plutôt lourd pour des Bigourdans à la tête basse au coup de sifflet final. Et si l’enfer leur était promis contre le dauphin de Nice au coup d’envoi, les hommes de Stéphane Ducos ont eu le temps d’y croire pendant trente minutes.
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Trente minutes rendues possibles notamment grâce à l’entame de match ratée des Narbonnais et au pragmatisme, pour une fois, du Stado. Sous pression avec une touche au niveau des 10 m, les locaux vont cafouiller leur lancer. Le ballon va atterrir dans les mains de Lenny Viola, qui va inscrire le premier essai de la rencontre à la surprise générale (0-7, 3e).
Une entame de match rêvée pour les Tarbais, qui ne vont pas arriver à capitaliser face à une équipe de Narbonne qui, malgré un rugby approximatif, va remettre la main sur le ballon pour imposer son rythme. Solides en défense, Florian Lamothe et ses coéquipiers vont toutefois subir les assauts audois. Et si Delemarle va voir son essai refusé pour un en-avant au moment d’aplatir, c’est Nova qui va remettre les deux équipes à égalité. Alors que son équipe balayait le terrain sur les 40 m, le demi de mêlée du RCN va feinter la passe pour prendre à revers toute la défense de Tarbes et aller inscrire le premier essai des siens entre les perches (7-7, 11e).
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Dominés, les Bigourdans vont se nourrir des fautes adverses pour exister, et après une pénalité de Botica, Duffau va passer tout proche de l’essai du hold-up. Mais l’ailier tarbais ne sera pas le premier après un coup de pied à suivre parfait de Baggiani (18e). Derrière, c’est la furia narbonnaise qui va se mettre en place. En l’espace de cinq minutes, les Tarbais vont encaisser deux essais et écoper d’un carton jaune pour rentrer aux vestiaires avec un gros matelas de retard (27-10). Mais, de la même manière qu’en première période, les Bigourdans vont produire leur effort d’entrée pour recoller.
Comme souvent, c’est la touche qui va permettre au Stado d’y croire. Sur un maul d’école, Lamothe va être stoppé illégalement, forçant l’arbitre à accorder un essai de pénalité (27-17, 42e).
Tarbes réduit à 14 à cause des blessés
Revenus à dix points, les Tarbais ne vont jamais parvenir à combler cet écart. La faute à une hécatombe de blessures dans la dernière demi-heure. Une succession de changements qui a même obligé les Tarbais à finir à 14, faute de remplaçants disponibles. Et dans ce scénario, face à une équipe de Narbonne qui n’a fait que monter en régime, les Bigourdans ont petit à petit fini par craquer. Si Saint-Guilhem a d’abord dû sortir pour re-rentrer et sortir définitivement, Salhi a, lui, quitté la pelouse pour une fracture du pouce et a été opéré le soir même.
S’en est suivie la sortie sur blessure aux côtes de Berbizier, et enfin celle de Van de Ven pour un problème mineur au genou. Des blessures en cascade qui ont conduit le staff tarbais à aligner une ligne arrière inédite, avec Viola sur une aile et Latorre à l’arrière, tandis que dans l’autre sens, le RCN en a profité pour faire rentrer le bulldozer Naqalevu. Le Fidjien a multiplié les charges pour permettre à Narbonne d’aller chercher le bonus offensif grâce à un essai de Chauvet (77e).
Mais l’essentiel était ailleurs pour un Stado qui, avec toutes ces blessures, a peut-être perdu plus qu’un match de rugby. En attendant, le week-end de repos va être accueilli à bras ouverts par les joueurs et un Stado déjà au bord du précipice avant la réception cruciale de Niort le 31 octobre.