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Stado : « Chaque porte que j’ouvrais, semblait en déranger certains « , Philippe Rancoule défend sa position après le dépôt de bilan
Pour la première fois depuis le dépôt de bilan du Stado, son président directeur général Philippe Rancoule a porté, ce vendredi 13 mars, à notre connaissance des précisions. Une explication dans laquelle le Lourdais justifie ses actions depuis sa prise de fonction l’été dernier.
La crise du Stado met en lumière des années de fragilités financières et de gouvernance. Entre dettes accumulées, mécènes épuisés et dirigeants divisés, le club tarbais paie aujourd’hui l’absence d’un projet collectif durable et le dépôt de bilan ne pouvait être qu’inéluctable. C’est ce que nous précise, Philippe Rancoule, qui apporte des précisions concernant le dépôt de bilan du Stado TPR.
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Philippe Rancoule :
« La situation du Stado, évoquée dans l’article du 25 février 2026, était inéluctable dès lors que les portes ont été fermées à de nombreux partenaires et qu’aucune volonté collective d’œuvrer pour le club n’a réellement existé. Cette absence de cohésion explique largement les difficultés actuelles.
Les fragilités de la structure professionnelle — financières, organisationnelles et structurelles — ne sont pas nouvelles et étaient connues de tous. Elles ont été, pendant des années, compensées par des présidents mécènes auxquels il convient de rendre hommage. Lors du dernier conseil d’administration, il a été constaté, en plus d’un manque croissant de partenaires, un déficit comprenant notamment des dettes d’URSSAF, de TVA et d’impôts.
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Une solution, permettant le maintien du club à son niveau, avait pourtant été envisagée : saisir la Commission des chefs de services financiers (CCSF) afin d’étaler une partie du règlement sur 36 mois. Restait à trouver le financement complémentaire, ce qui devait être tranché après les élections municipales, lorsque la municipalité aurait pu se prononcer. Certains membres du conseil d’administration affirmaient d’ailleurs, dans la presse, disposer de partenaires ou de solutions, mais uniquement après les élections, alors même qu’ils auraient pu et dû les mobiliser bien avant. Ces pistes n’ont toutefois pas été retenues par les dirigeants de la SASP. Aucun actionnaire n’a exprimé la volonté de contribuer au comblement du passif, attendant probablement que celui qui le faisait habituellement se manifeste. Il est important de rappeler que j’ai été recruté comme directeur en charge de la gestion sportive, et que j’ai dû, en réalité, assumer l’ensemble des responsabilités du club afin de tenter de combler les défaillances des dirigeants. Cependant, un directeur ne décide jamais seul : il a besoin d’une hiérarchie claire.
« Un projet structurant ne peut pas avancer lorsque ceux qui devraient l’accompagner se sentent menacés par le changement plutôt que mobilisés par l’intérêt du club. »
Or, deux prétendants étaient ouverts à prendre le poste de président, mais ils ont été refoulés, créant ainsi un vide de gouvernance et une absence totale de ligne directrice rendant toute prise de décision structurée particulièrement difficile, voire impossible. Il n’y a eu aucun manque de transparence de ma part. Si certains joueurs ont eu le sentiment d’être « pris pour des c***» (sic), ce n’est pas du fait du directeur que je suis, mais bien de personnes gravitant autour du club et agissant dans l’ombre. J’ai, au contraire, travaillé sans relâche pour trouver des solutions, protéger les joueurs et tenter de sauver le club. J’ai également préparé un véritable projet d’avenir, tant pour la formation que pour la nouvelle stratégie professionnelle de notre équipe en collaboration avec les présidents des clubs voisins. Mais là encore, chaque porte que j’ouvrais — auprès d’acteurs publics comme privés — semblait en déranger certains, inquiets de ne plus avoir leur place ou leur influence.
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« L’issue que nous connaissons aujourd’hui est la conséquence directe de l’attitude de certains dirigeants du club auxquels s’ajoute la passivité de la municipalité tarbaise »
Un projet structurant ne peut pas avancer lorsque ceux qui devraient l’accompagner se sentent menacés par le changement plutôt que mobilisés par l’intérêt du club. Cette résistance silencieuse, motivée par la peur de perdre des positions acquises, a freiné toute dynamique collective et empêché la mise en œuvre des solutions que j’avais pourtant anticipées, construites et proposées. Le fait que les joueurs aient déclaré ne pas savoir à qui s’adresser démontre l’absence totale d’implication des dirigeants et l’impossibilité institutionnelle dans laquelle je me trouvais pour agir seul. La situation actuelle n’est donc pas le fait du directeur, qui a dû fonctionner davantage en « mode MacGyver » qu’en « Starsky et Hutch » (sic), et qui n’a jamais été écouté par l’environnement du club.
Dans ces conditions, il m’était difficile de m’excuser pour une situation financière que j’ai tenté de redresser, alors que les solutions proposées n’ont trouvé aucun écho auprès des dirigeants. La question n’est donc pas de savoir si le costume de « sauveur du club » était trop grand. Ce costume n’était pas destiné au directeur, mais devait être porté collectivement. L’issue que nous connaissons aujourd’hui est la conséquence directe de l’attitude de certains dirigeants du club et d’un environnement contreproductif, auxquels s’ajoute la passivité de la municipalité tarbaise, qui a longtemps bénéficié de l’engagement de présidents-mécènes sans jamais mettre en place un soutien structurel permettant au club de se stabiliser durablement. Ce choix de dépendre de mécènes plutôt que de construire un modèle solide conduit aujourd’hui à faire peser la responsabilité sur une seule personne qui, institutionnellement, ne pouvait pas décider seule ».