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Stado : entre terrain en détresse et tempête en coulisses, Tarbes fonce tout droit vers la crise


Pris dans la tourmente extra-sportive avec des finances déliquescentes, les Tarbais n’ont pas réussi à se rassurer sur le plan sportif. Contre Niort, le Stado a encaissé sa septième défaite de la saison.

Alors que nous titrions après la défaite contre Narbonne que le Stado avait peut-être perdu plus qu’un match, cette fois-ci il n’y a plus de place pour le doute. Et pour s’en rendre compte il suffit de voir la soupe à la grimace des joueurs tarbais au moment de quitter les travées de Trélut et pas seulement parce qu’il s’agissait de la soirée Halloween concoctée par le club.

Carton rouge pour Estaque

Si le match s’est déroulé dans un bon état d’esprit, la fin de la rencontre a été émaillée par une échauffourée avec, au départ, Léo Saint-Guilhem, Nathan Van de Ven et Anthony Fuertes. Sûrement déçus d’avoir perdu et touchés dans leur fierté, les Tarbais ont eu un coup de sang. Coup de sang fatal pour Léo Estaque, notamment, arrivé dans la mêlée à toute allure pour en découdre et qui aurait, selon nos informations, écopé d’un carton rouge dans le rapport de l’arbitre. Ce dernier a, en effet, noté le coup de poing du troisième ligne aile tarbais sur un joueur de Niort pour lequel il devrait être suspendu entre 4 à 6 semaines.

Car si les Bigourdans, à l’image de leur charnière, ont été fantomatiques sur le terrain contre Niort, cette défaite (15-20) est d’autant plus inquiétante qu’il s’agit de la 3e encaissée à domicile. Comme Nice (6-42) et Massy (6-31), le promu est venu imposer son jeu à Tarbes qui n’a pas semblé en mesure de riposter dans une soirée Halloween qui a viré au cauchemar.

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Signe que l’heure est grave, le capitaine à la tête du navire pris dans la tempête semble paniquer. Habituellement astreint au mutisme, Philippe Rancoule a pris le micro en conférence de presse d’après match pour faire passer son message : « Je reste très solidaire avec l’équipe et le staff technique. Ensemble on va se relever et si ça peut déplaire à beaucoup de personnes, tant pis ». Surtout, le président – directeur-général du Stado a conclu sa litanie : « Je n’ai pas demandé à être là (sic). C’est difficile, aussi, parce que vos articles ne nous arrangent pas du tout ».

Une charge faisant, sans doute, suite aux inquiétudes du maire de Tarbes exprimées en conseil municipal en début de semaine dernière : « Le Stado-TPR peut-il subsister sans un autre président qui paye de sa poche ? Sans un partenariat fort, l’avenir du Stado-TPR est pour le moins hypothéqué », s’était interrogé l’édile.

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Un point sur 20 possibles…

Si le plan humain semble se déliter petit à petit du côté de Trélut, le comptable n’est pas non plus au beau fixe. Avec quatre défaites consécutives, les Bigourdans pointent plus que jamais à la dernière place du classement. Et comment en vouloir aux joueurs qui doivent préparer les matchs sans savoir de quoi leur avenir sera fait. « On cherche à avoir des réponses, mais on n’en a pas » , regrette un joueur quand un autre ne cache pas son inquiétude « on est en train de mourir à petit feu ». Reste que les joueurs pris dans la tenaille financière ont confié « vouloir laisser à tout prix le club en Nationale. »

Pour l’heure, les pensionnaires de Trélut semblent avoir, plus que jamais, la tête au fond du seau, bons derniers après les victoires de Marcq-en-Baroeul et Bourgoin. Et cela à une semaine de se rendre dans le Tarn pour affronter une équipe d’Albi qui ne leur réussit guère. Mais, pour ne pas s’enfoncer un peu plus dans la crise, Tarbes va devoir gagner des points et vite.

Comparaison n’est pas raison, mais le TGB vice-champion de France de basket-ball (LFB) la saison dernière n’est plus qu’un tas de cendres… Au Stado d’éteindre l’incendie tant qu’il est encore temps.



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