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Stado : « Je n’accepterais pas une défaite contre Langon », Lionel Terré espère une réaction après la débâcle à Rouen
Avec un seul succès lors des 7 premières journées et 5 défaites d’affilée dont une déroute à Rouen (68-10), le Stado est mal en « points ». Le président Lionel Terré annonce une victoire obligatoire pour le prochain duel.
Lionel Terré, comment expliquez-vous une telle défaite à Rouen qui prend des allures d’humiliation ?
Déjà il faut souligner la qualité de cette équipe de Rouen qui, elle, est vraiment sur un modèle de Pro D2 avec 6 millions de budget et un effectif à l’ossature conservée. Eux, ils nous l’ont avoué, étaient sur un nuage sur ce match-là. Nous, nous avons envoyé une grande partie composée de joueurs Espoirs. On dit que les voyages forment la jeunesse mais, là, c’était trop compliqué. On n’était pas armé pour rivaliser et après, on s’aperçoit qu’on a pris une dérouillée à partir de la 60e minute quand nos joueurs étaient épuisés, blessés. On a lâché physiquement et mentalement.
Vous attendiez-vous à une telle déroute.
À 20 points près, je me disais que c’est l’écart qui existe entre nos deux clubs. Si on avait été un peu plus sérieux, on aurait pu limiter la casse mais je ne m’attendais pas à un exploit.
Vous relativisez cette défaite ?
Tout à fait. Par contre, ce que l’on peut dire, c’est que des joueurs ont perdu des points quand d’autres en ont gagnés. Un gamin comme Mathieu Soufflet a montré qu’ils pouvaient rivaliser. Après, certains ont montré qu’ils ne sont pas dignes de jouer en première… ça c’est clair.
Vous êtes à une victoire en 7 matchs. Ça fait mal ?
Oui mais, là, on va rentrer dans notre championnat. Sur les 7 premiers matchs, on a joué 5 clubs qui étaient qualifiés l’année dernière et Rouen qui descend de Pro D2. Là, on va affronter des équipes de notre taille avec Langon, Massy, Bourgoin, etc. Dans ce championnat, on constate qu’il y a des équipes structurées, avec un gros budget et gros effectif qui bataillent devant et les autres.
C’est quand même loin de vos espérances ?
Oui, d’autant que la préparation a été bonne et que là, ça ne s’enchaîne pas. Il faut relativiser en regardant comment on a perdu nos matchs et ne pas oublier Narbonne ou Albi où on n’est pas loin chez nous face à ses gros. Ce match à Rouen, il faut l’oublier car il ne reflète pas du tout le travail qui a été effectué depuis le début de la saison.
Oui, car il y a des matchs que vous méritiez de gagner.
Je suis persuadé que cela va changer. Je ne fais pas la méthode Couet mais on a joué le top 5 et la pièce ne tombe pas du bon côté. Contre Narbonne, on se fait volet, à Suresnes on doit gagner et si on gagne contre Albi, est-ce une injustice ? Car je n’oublie pas qu’on nous refuse deux essais. Mais pour en revenir à Rouen, on peut constater aussi qu’ils montent en puissance et j’ai vraiment été impressionné, vendredi soir.
Ce week-end c’est Langon. Est-ce un tournant ?
Là, si défaite il y a, il faudra une remise en cause complète de tout. Je n’accepterais pas une défaite contre Langon, c’est clair.
La crise couve au Stado ?
Pas du tout et je ne veux pas mettre de pression particulière face à une équipe qui monte de Nationale 2 mais je ne comprendrai pas une défaite chez nous contre Langon que je respecte et qui fait un bon début de saison. À un moment donné, si mes joueurs ne sont pas capables de se mettre au niveau de Langon, c’est qu’on n’a rien à faire là. Il y aura des problèmes.
Avez-vous parlé à vos entraîneurs après Rouen ?
Non, car c’est tellement gros que ce n’est pas la peine d’en parler. Même pas de vidéo à faire, rien à faire. On passe à autre chose. Il n’y a pas de pression à mettre sur eux mais si on perd contre Langon, il faudra une remise en cause de tout le monde.