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Stado : « La blessure m’a affecté mentalement », longtemps éloigné des terrains, Julien Cantan veut se relancer face à Rouen


De retour sur la feuille à Rennes, samedi dernier, le Tarbais va retrouver Trélut pour la première fois depuis la première journée. Entre excitation et appréhension, Julien Cantan se livre sur ses deux dernières années minées par les blessures.

Julien, c’est votre premier match à domicile contre Nice. Comment vivez-vous ce retour ?

En deux ans, je n’ai participé qu’au match d’ouverture contre Nice cette saison. Autant dire que j’attends énormément ce retour. Je veux gagner, évidemment, mais avant tout m’amuser, retrouver le plaisir de jouer. Et puis, en ce moment, notre objectif est clair : engranger des points et recoller au classement. Pour moi, ce match est très important, surtout en tant que Tarbais.

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Il y a eu la blessure l’année dernière, et celle en début de saison. Comment avez-vous traversé ces deux périodes mentalement ?

L’an dernier, à ma grande surprise, je l’ai plutôt bien vécu. Je pensais que j’allais beaucoup souffrir mentalement, mais finalement, j’ai été bien accompagné. On avait un kiné au club, donc je passais énormément de temps avec lui, à travailler, à avancer. Le temps est passé plus vite que je ne l’imaginais, même si, forcément, vers la fin, c’était plus frustrant en regardant les copains jouer. Cette saison, en revanche, ça a été plus dur. Me reblesser au bout de deux matchs, après une longue absence, mentalement, ça m’a mis un coup, ça m’a affecté. Mais plus la date du retour approchait, plus j’étais motivé. On n’a pas brûlé les étapes. On a pris le temps, et maintenant, j’espère juste enchaîner et rester en bonne santé le plus longtemps possible.

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Vous avez suivi la série de défaites du Stado depuis le bord du terrain. Comment cela se passe-t-il ?

C’est compliqué, vraiment. On se sent impuissant, encore plus quand on est attaché au club comme nous, les Tarbais. Voir l’équipe perdre, ça fait mal. On se pose beaucoup de questions : sur soi, sur sa blessure, sur l’équipe. On essaye d’aider, d’apporter du soutien, mais tant qu’on est blessé, on reste en retrait et on ne peut pas avoir d’impact sur le terrain. Et ça, c’est très dur.

Aujourd’hui, vous revenez. C’est plutôt de l’excitation ou de l’appréhension ?

C’est un mélange des deux. J’ai un peu d’appréhension, c’est normal après une longue absence. Mais franchement, l’excitation prend le dessus. On a tous envie de regagner, de faire plaisir aux supporters. Je sens la pression monter petit à petit, mais une fois le coup de sifflet donné, ce sera lancé.

À votre image, l’équipe récupère plusieurs joueurs. Qu’est-ce que ça change ?

Beaucoup de choses. Spike revient, par exemple. Il s’était blessé à la main, et il nous avait beaucoup manqué, notamment sur la touche. Défensivement aussi, tout le monde connaît son impact, son envie de défendre. Avoir des joueurs comme lui de retour, ça fait énormément de bien. Quand on réintègre autant de forces vives en même temps, ça change la dynamique.

Comment s’est passée la semaine avec ces retours ?

Honnêtement, très bien. J’avais déjà eu quelques semaines avec le groupe avant, mais là, cette semaine, c’était différent : beaucoup de joueurs revenaient en même temps. On a eu de la qualité, de l’intensité. Mardi, c’était même l’un des meilleurs entraînements de l’année. Tout le monde s’est envoyé, tout le monde voulait bien faire. Ça crée une vraie énergie dans le groupe, et c’est ce qui doit nous porter.

Ces retours peuvent-ils faire pencher la balance en votre faveur ?

Je pense que oui, surtout avec des joueurs expérimentés où chacun apporte quelque chose de différent. Mathieu (Berbizier, NDLR) apporte sa gestion dans le match, un tempérament calme. Spike (Salman, NDLR) et Flo (Lamothe, NDLR), c’est le combat, l’engagement. Ce sont des pièces maîtresses de notre pack. Avec eux, on gagne en cohérence, en stabilité. On avait vraiment besoin de retrouver cet équilibre.

Vous allez être titularisé avec Felipe Manu pour la première fois. Vous a-t-il accompagné ?

Oui, il m’aide énormément. Depuis deux ans, il me conseille beaucoup. Il me donne confiance, il m’encourage à jouer mon jeu et à ne pas me prendre la tête. On s’entend très bien, et c’est très important pour moi. Quand tu reviens de blessure, avoir un joueur comme lui à côté, ça compte vraiment.

Vous avez souvent parlé de votre attachement au club. Qu’est-ce que représenterait une victoire pour vous dans ce match de retour à domicile ?

Beaucoup de choses. Déjà, sur un plan personnel, ce serait un vrai soulagement après tout ce temps passé à attendre. Et collectivement, ce serait un signal fort. On veut recoller au classement, on veut montrer que Tarbes peut encore évoluer à son meilleur niveau. Si on gagne demain, ça peut lancer quelque chose de positif pour la suite.



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