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Stado : une nouvelle déroute à Périgueux et la fin des illusions pour les Tarbais…
Après une entame de match catastrophique, les Tarbais ont fait illusion jusqu’à la mi-temps. Ils ont ensuite cédé face aux assauts de Périgueux, qui glane le bonus offensif sans trop de difficulté.
Comme si la situation n’était pas assez difficile pour les Tarbais depuis plusieurs mois, samedi soir à Périgueux, ils ont innové avec une nouvelle entame de match : être menés 14-0 après six minutes de jeu. D’autant plus que Didier Casadeï n’avait pas prévu de révolutionner son jeu, qui s’appuie sur une conquête en forme de rouleau compresseur. Quelle aubaine alors pour Périgueux, quand les Tarbais ont quand même trouvé le moyen d’offrir des munitions en or à leur adversaire dès l’entame de match.
Et pour cause, la première possession accouchera d’un ballon perdu de Baggiani, qui se transforme en touche à 15 m pour les locaux après un 50/22. Un maul plus tard, c’est le talonneur périgourdin qui s’allongeait dans l’en-but pour inscrire le premier essai (7-0, 2e), alors même que les supporters arrivaient encore dans la nouvelle tribune de Francis Rongiéras.
Mais comme un essai ne suffisait pas à donner assez d’avance au CAP, en pleine confiance à domicile depuis le début de la saison, Botica, avec un coup de pied hésitant dans un échange de ping-pong rugby, offrait un nouveau 50/22 aux locaux et une touche intéressante à 15 m. Si, cette fois-ci, le maul sera bien défendu, les Tarbais vont craquer face à la puissance des avants locaux. Et après une belle avancée de Gest-Flory, c’est Merigan, en bord de ruck, qui trouve la faille (14-0, 6e).
Une entame de match catastrophique que les Tarbais vont compenser dans la foulée en se nourrissant de la première erreur de Périgueux. Sur le renvoi, le ballon tombé va profiter à Hugo Cellier qui, sur un retour dans le fermé, inscrit le premier essai des siens (14-7, 9e).
Un abattement collectif
Un essai en guise d’espoir pour le Stado. Seul problème, l’espoir ne va pas durer bien longtemps face à la solide machine périgourdine. Approximativement 15 minutes, le temps pour les locaux de marquer le troisième essai. Cette fois-ci, après une grosse séquence de possession où Gest-Flory a fait parler sa puissance pour casser des plaquages. Derrière, le CAP va trouver la faille avec Lambert, derrière un gros travail de son ailier (21-7, 26e).
Quand bien même les Tarbais vont tenter de recoller au score avec une pénalité de Botica (21-10), une nouvelle fois très peu inspiré, ils ne vont jamais paraître en mesure d’inquiéter Périgueux.
Un sentiment qui va se renforcer en deuxième mi-temps. Plus indisciplinés, les Bigourdans vont permettre aux locaux de s’installer durablement dans leur camp. Périgueux n’en demandait pas tant. Au total, les « bleu et blanc » vont s’imposer 28-0 au retour des vestiaires, en marquant pas moins de quatre essais avec Hugues, Faltrept, Lavergne et Camou.
Bien aidés par des Tarbais qui ont baissé pavillon au fil des minutes. Quoi de plus compréhensible au vu de la situation actuelle du club. Car à Périgueux, Florian Lamothe et ses coéquipiers ont fini par concéder leur onzième défaite consécutive de la saison. Quand celle de Suresnes pouvait laisser plus que des regrets, celle-ci ne souffre d’aucune contestation et tous pourront se mettre d’accord pour dire que, samedi, les deux équipes ne boxaient pas dans la même catégorie.
Un malheur n’arrivant jamais seul, Marcq-en-Baroeul s’est dans le même temps imposé. Et les Tarbais, au courant de ce résultat à la fin de leur match, avaient la tête bien basse au moment de regagner le bus, où un long trajet et un mal de tête les attendaient. Dans cette 16e journée, ils se sont peut-être rendu compte que leur mission maintien était manquée.