Actualités Hautes-Pyrénées
Tempête Nils : un charpentier-couvreur face à l’urgence des réparations après les dégâts du vent dans les Hautes-Pyrénées
La tempête Nils a laissé des traces, mais pour Adrien Dembarbe, charpentier-couvreur, les dégâts restent mineurs. C’est la course contre la montre pour réparer les toitures.
La tempête Nils est encore dans les mémoires, surtout celles des sinistrés, et ils sont nombreux… « Oui », concède Adrien Dembarbe, charpentier-couvreur, « j’ai pas mal d’activité depuis vendredi. » Comment ça, depuis vendredi, alors que la tempête a frappé dans la nuit de mercredi à jeudi ? « Parce que jeudi, il y avait encore des rafales de vent, certes moins violentes mais quand même, les toits étaient mouillés, et j’avais de quoi faire à l’atelier. J’ai toutefois fait un tour des interventions à prévoir, et comme c’étaient des dégâts mineurs, sans risque de fuites ou de nouvelles chutes de tuiles, j’ai tout reporté à ce vendredi. » Ce qui signifie qu’Adrien a entamé dès le matin une petite course contre la montre. « C’est vraiment ça, j’ai 9 interventions au menu aujourd’hui ! Mais ça va le faire, comme on le disait, ce sont des dégâts relativement faibles, généralement en bord de toiture, donc faciles d’accès, et ce ne sont que quelques tuiles qui ont été arrachées. »
« Il faut aller vite ! »
En fait, le secret, c’est d’aller vite dans l’intervention. « Bien sûr, les propriétaires sont, comment dire, assez « pressés », et on le comprend. Mais ça se passe bien, la plupart sont des clients, alors les choses se passent bien, je comprends leur urgence, ils comprennent mes contraintes… » Mais de toute façon, Adrien va vite. L’homme grimpe à l’échelle comme un acrobate, deux ou trois tuiles sous le bras, qu’il installe en quelques minutes. « Généralement, quand ce sont des tuiles situées en bord de toiture, je les colle, pour plus de sûreté. » Le goût du travail bien fait… Et à propos de tuiles, il en existe plusieurs modèles, non ? Pas trop compliqué d’avoir la bonne tuile, au bon endroit, au bon moment ? « Non, comme je l’ai dit, la plupart sont des clients de longue date, alors je sais les tuiles dont j’ai besoin. Ici, les deux types de tuiles les plus répandus sont la « Marseille », ou la « Romane ». J’en prends un petit stock dans le fourgon avant de partir en tournée, et puis voilà. »
« Il n’y a pas plus de phénomènes qu’avant »
Reste maintenant à savoir si, depuis quelques années, notre professionnel a ressenti une recrudescence des phénomènes climatiques, une multiplication des tempêtes. Il reste abasourdi. « Franchement ? Non, il n’y en a pas plus qu’avant. C’est sûr, si on écoute la télé, on a l’impression que le climat est totalement déréglé. Non, ça n’a pas évolué. Ou plutôt si, ce sont des « petites » tempêtes, souvent très localisées, sur un quartier, un pâté de maisons, comme ici à Séméac. Il y a comme des « couloirs », mais je me souviens de tempêtes plus importantes par le passé, où des centaines de maisons étaient impactées, on en avait pour des semaines à tout réparer. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Et c’est la même chose l’été, on entend dire que les orages sont plus nombreux et plus violents. Je ne le crois pas. Il y a bien longtemps qu’on n’a pas eu un gros épisode de grêle destructeur, par exemple. Mais il ne faut jamais dire jamais », conclut notre sage…