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Tour de France 2026 dans les Hautes-Pyrénées : le réseau routier doit être irréprochable
Les Hautes-Pyrénées accueillent la 113e édition du Tour de France à partir de demain pour deux étapes. La caravane et les coureurs du peloton vont parcourir les routes du piémont et des coteaux avant d’attaquer le lendemain la montagne avec les cols d’Aspin, du Tourmalet et la montée vers Gavarnie. L’état des routes du réseau départemental doit être impeccable pour permettre à la course de se dérouler dans les meilleures conditions. Les équipes du conseil départemental sont à pied d’œuvre. On vous détaille le dispositif.
« On balaie, on nettoie, on fauche, du départ à l’arrivée. Il faut que les routes soient irréprochables, pour le Tour mais aussi pour les usagers du quotidien de nos routes, dont les cyclistes et les touristes… » Les consignes de Michel Pélieu, le président du conseil départemental, sont claires. Les routes du département doivent être impeccables pour le passage du Tour de France, mais pas seulement. Ces travaux bénéficient à l’ensemble des usagers de ces routes, habitants de ces secteurs, vacanciers…
Pas de travaux spécifiques pour le Tour
« On ne fait pas de travaux spécialement pour le Tour de France, précise Bernard Duclos, directeur de l’entretien et de l’exploitation des routes au conseil départemental des Hautes-Pyrénées. La grande majorité des travaux sur le réseau sont programmés dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement. On agit d’après un calendrier d’entretien qui concerne aussi bien les revêtements que les ouvrages d’art ; ce n’est pas spécialement lié au Tour de France. Cependant, comme le Tour emprunte plusieurs axes importants, nous avons essayé de finir certains travaux avant son passage, logiquement. Par exemple, sur la montée du Tourmalet côté Luz, le revêtement entre Luz-Saint-Sauveur et Barèges venait à échéance : il n’avait pas été refait depuis 2013, on intervient en général tous les douze à treize ans sur ce type de routes », détaille Bernard Duclos.
Les routes de montagne et de haute montagne sont suivies de près pour s’assurer que la neige et les intempéries ne les abîment pas trop. Comme par exemple la route du Tourmalet, empruntée très souvent par les coureurs du Tour. « À la fonte des neiges et une fois la route déneigée, nous menons systématiquement une vérification. On surveille si des éboulements ont eu lieu, l’état de la chaussée, s’il faut réparer des endroits abîmés après l’hiver. Si besoin, on intervient ponctuellement, mais globalement, cette année, il n’y a pas eu de dégâts majeurs après la saison hivernale », précise Bernard Duclos.
L’entretien du réseau routier concerne les chaussées mais aussi les bordures. « On effectue un fauchage des accotements sur tout l’itinéraire du Tour, comme sur l’ensemble de notre réseau routier, afin que le public puisse s’installer en bordure. Ce travail de coupe est réalisé avant la course, pour que l’itinéraire soit propre le jour J. »
L’engagement des équipes du service des routes du conseil départemental se poursuit pendant la course. « Sur l’étape Lannemezan-Pau, il y aura entre trente et quarante agents sur l’itinéraire ; sur Pau-Gavarnie, c’est plutôt soixante-dix. Ils positionnent le matin des protections, essentiellement des bottes de paille, autour des îlots directionnels. Après cette mise en place, ils restent postés le long du tracé, souvent par binômes ou trinômes, prêts à intervenir très vite en cas de besoin. Leur mission : gérer d’éventuels incidents, tout ce qui peut survenir dans l’étape, comme une fuite d’huile sur la chaussée à cause d’un véhicule ou d’un accident, auquel cas on pose des absorbants. Il y a aussi du balayage ponctuel si besoin. Et avec les fortes chaleurs attendues cette année, vigilance sur les revêtements enduits avec gravillons : si le bitume remonte (le ressuage), il faut arroser pour refroidir la chaussée », indique encore Bernard Duclos.
« Le Gros Léon balaye au besoin »
Pour éviter les désagréments, les routes sont balayées quand c’est nécessaire dans les jours ou semaines qui précèdent le passage de la course. « Le jour même, on intervient uniquement si un incident est signalé, comme la perte de matériaux d’un véhicule. On effectue alors un balayage manuel ou mécanisé », détaille Bernard Duclos.
Une équipe dépendant de l’Association des départements de France est intégrée à l’organisation du Tour. Un agent du conseil départemental des Hautes-Pyrénées en fait partie. Durant les trois semaines de la course, ils interviennent au besoin. « Ces équipes passent derrière la caravane publicitaire, avec un balai mécanique surnommé le « Gros Léon », placé entre la caravane et les coureurs pour traiter toute anomalie jusqu’au dernier moment. »