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Un homme condamné pour agressions sexuelles sur sa belle fille de quatorze ans


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Le tribunal de Tarbes jugeait un homme reconnu coupable d’agression sexuelle incestueuse et corruption de mineur, contre sa belle-fille âgée de seulement quatorze ans.

Ce sont des scènes insoutenables qui amènent un homme de 64 ans devant la barre du Tribunal de Tarbes. Il comparaît pour agression sexuelle de mineure de moins de quinze ans, et corruption de mineur entre janvier et avril 2021. L’affaire judiciaire débute lorsque la mère de la victime, alors compagne du prévenu « rentre en début d’après midi après avoir oublié un bouquet de fleurs, raconte l’assesseure, elle voit qu’il n’y a plus aucun bruit dans la maison. Elle va dans la chambre de sa fille, et elle la voit étendue sur son lit sur le ventre, le bas du corps nu, et vous en train de lui masser les parties intimes. »

Le prévenu aurait également souhaité embrasser la victime, alors âgée de quatorze ans : « Il est dit que vous étiez ‘très câlin’ avec elle. Cette dernière dit ‘il m’a embrassé sur la bouche, et a tenté de m’embrasser à plusieurs reprises alors que je refusais.' » Il abordera également des discussions plus intimes avec l’adolescente, et sera l’auteur d’une autre agression sexuelle, en lui ouvrant son haut de pyjama, alors qu’elle était endormie.

« J’ai failli sortir de cette salle d’audience »

Devant les juges, l’homme « navré et effondré » par ce qu’il s’est passé, reconnaît sa culpabilité, mais explique la partager avec la victime. Il dit être « tombé dans un piège, le piège (de la victime) qui était hyper collante, et demandeuse de contact physique. » Affirmant même avoir été l’ »outil’ d’une « concurrence » de la fille avec la mère.

Une défense que l’avocate de la victime, dénonce : « J’ai failli sortir de cette salle d’audience, et ce n’est que par respect de la juridiction que je m’en suis abstenue. Nous avons bien pire que tout ce qu’il a pu dire jusqu’ici, je voudrais rappeler qu’il n’y a pas d’outil, ni de terreau fertile. Il y a un adulte, qui ne peut pas commettre ce type de faits sur une mineure. Peu importe qu’elle les sollicite, ou non, en réalité, son consentement n’existe pas, car elle a moins de quinze ans, car elle dort, car elle a repoussé cet homme. » Un point de vue renforcé par la procureure : « Il y avait 45 ans qui séparaient la victime et le prévenu, il a profité d’une position de vulnérabilité. »

Le tribunal condamne le prévenu à trente mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, obligation de soin, interdiction de rentrer en contact avec la victime, et de paraître à son domicile. Il a été condamné à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à la victime, un euro symbolique à la mère de la victime, et 1 200 euros au titre des frais non payés par l’État. Il sera inscrit au fichier des auteurs d’infraction sexuelle, inéligible pendant cinq ans et interdit d’exercer une activité auprès des mineurs durant 10 ans.



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