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Un stop-stick évité et un coup de feu dans un pneu : un ancien lauréat du concours de police condamné après une folle course-poursuite, ivre à 150 km/h


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Conduite en état d’ivresse sur le périphérique toulousain, un automobiliste a été stoppé après 8,7 km de poursuite et un tir dans un pneu. Il écope de 18 mois de prison, dont 12 fermes.

« Trois gins tonic, trois verres de vin rouge, un Ricard », telles ont été les consommations précédant la cavalcade de Jérôme dans la nuit du 3 au 4 avril dernier. Jugé ce mardi 7 avril en comparution immédiate, le prévenu a écouté le président du tribunal correctionnel, Didier Suc, rappeler les faits : « 150 km/h sur le périphérique, 8,7 km de poursuite, 1,8 g/L d’alcool dans le sang, un stop-stick évité et enfin un coup de feu dans un pneu. »

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Dans le box, Jérôme, Tarbais de 48 ans, a la voix vacillante et la gorge nouée lorsqu’il présente ses excuses aux forces de l’ordre. « Depuis cinq jours, je ressasse ce qui s’est passé, j’ai terriblement honte, je ne pourrai jamais assez m’excuser auprès des policiers », confesse-t-il. L’homme explique qu’il revenait de chez sa compagne à Pins-Justaret et regrette amèrement d’avoir pris le volant en ayant beaucoup trop bu.

Un coup de feu des agents pour le stopper 

Représentant les policiers, Me Stéphanie Pujol déplore le caractère répétitif de ce genre de délits qui se produisent « tous les jours ». Toutefois, l’avocate souligne une dangerosité particulière, notant qu’aucune trace de freinage n’a été retrouvée rue Paul-Séjourné. Elle en conclut que l’homme ne s’est arrêté que grâce au coup de feu des agents. Face à ce qu’elle juge « inacceptable », la procureure a requis dix-huit mois de prison, dont six mois ferme avec maintien en détention.

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En défense, Me Laura Costes s’est inscrite en faux contre l’analyse du parquet : « Jérôme n’avait pas l’intention d’être violent vis-à-vis des policiers. » L’avocate a décrit un homme sans aucun profil de délinquant, ayant même réussi le concours de la police en 1997. Le tribunal a finalement retenu l’analyse de la défense et condamné Jérôme pour refus d’obtempérer aggravé, excès de vitesse et conduite sous l’emprise d’un état alcoolique. Le prévenu écope de dix-huit mois de prison, dont douze mois ferme, sans maintien en détention.



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