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Un trafic de stupéfiants « estimé à plus de 100 000 euros » démantelé à Tarbes, quatre hommes et une femme bientôt jugés
Quatre hommes âgés de 18 à 40 ans et une femme de 58 ans ont comparu devant le tribunal de Tarbes pour trafic de cannabis et de cocaïne. Les prévenus auraient fait leur commerce dans une rue du centre-ville depuis plus d’un an. Ils seront jugés en juin et ont été placés sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire.
Pas si loin du tribunal de Tarbes, la rue Charles de Foucauld était le théâtre d’un trafic important de stupéfiants : cannabis et cocaïne, depuis plus d’un an. Parmi les protagonistes impliqués, quatre hommes et une femme qui comparaissent désormais devant la justice. Trois d’entre eux sont déjà en détention provisoire, deux autres comparaissent libres, mais sous contrôle judiciaire à l’audience de comparution immédiate.
Un trafic auquel ont mis fin les forces de l’ordre en avril 2026, et qui aurait démarré au début de l’année 2025. En tout, le chiffre d’affaires du trafic aurait été « estimé à plus de 100 000 euros », comme l’a expliqué la procureure de la République, pour une marchandise écoulée estimée entre « 1,5 et 2 kg » de cocaïne.
Chacun aurait eu un rôle bien précis, comme le déroule le ministère public. Jules* aurait « organisé » ce trafic, notamment en entreposant la marchandise dans un box qui lui appartenait. Intégré dans un emploi « en CDI » et déclarant « ne consommer ni alcool, ni cannabis, ni cocaïne », il aurait été en lien avec les fournisseurs. Des fournisseurs qui n’ont pas pu être identifiés lors de l’enquête.
Elle sombre dans la cocaïne
Deux autres hommes organisaient ensuite le trafic, notamment dans la rue en question. Le plus jeune, âgé de 18 ans, aurait effectué des livraisons en trottinette. Enfin, Anne-Lise* aurait apporté son concours, notamment grâce à des livraisons en véhicule.
Parmi les prévenus, derrière la vitre du box, le profil d’Anne-Lise détonne. Elle semble particulièrement inquiète. Une femme « pas isolée socialement », souligne le tribunal, avec plusieurs enfants et petits-enfants dont elle s’occupe régulièrement. Elle a déjà eu affaire à la justice pour conduite sous l’empire de l’alcool, et dernièrement de cocaïne.
Elle est surtout diagnostiquée avec une « maladie sérieuse », explique le tribunal, au niveau du cerveau. Une maladie qui l’aurait fait sombrer vers la dépression, et la cocaïne il y a huit mois : « Car vous êtes fatiguée, et ce produit vous permettrait d’avoir plus d’énergie », explique l’assesseure.
Contrôle judiciaire et détention provisoire
Dans ses réquisitions, la procureure a demandé un maintien en détention pour les cinq détenus, pointant « la pérennité de ce réseau » et « les risques de récidive majeurs », rappelant que certains des prévenus avaient déjà été contrôlés avec des stupéfiants plusieurs semaines avant leur interpellation pour les faits reprochés. Rajoutant également que certains « n’ont pas hésité à se munir d’armes », sans en avoir le droit.
Les avocats et les prévenus ont tous fait une demande de renvoi de l’affaire afin de préparer leur défense. Sous contrôle judiciaire, Jules a été placé en détention provisoire en attente de son jugement. Anne-Lise, qui était en détention provisoire, a, elle, été placée sous contrôle judiciaire. Le plus jeune des prévenus restera sous contrôle judiciaire. Enfin, les deux autres hommes resteront derrière les barreaux, en attente du prochain procès. Il se tiendra le 4 juin prochain.