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Vente aux enchères : des flacons prestigieux de 5€ à 1 400€ attirent les amateurs de vin
La salle des ventes Sumann à Tarbes, a organisé une vente aux enchères « spécial vins », pas moins de 300 lots étaient à saisir, ce qui représente des milliers de bouteilles. Mais attention à ne pas se laisser griser…
Ah, le vin… Pour les amateurs, les beaux flacons sont comparables à des œuvres d’art… Du coup, il n’est pas étrange de les retrouver dans des salles de ventes aux enchères. Et justement, la salle des ventes Sumann a organisé récemment une vente « spécial vins ». Dans la salle, des milliers de bouteilles sont exposées, dont quelques nectars aux noms qui font rêver les passionnés de grands vins. Château Pétrus, La Gaffelière, Pauillac grand cru, Pacherenc, Pessac Léognan ou encore Margaux. De quoi faire tourner la tête… Pour autant, Gilbert, assis dans la salle des ventes, n’a pas l’intention de se laisser griser. « Je suis à la retraite depuis peu, je n’avais jamais assisté à une vente aux enchères, mais maintenant que j’ai le temps… Et puis j’aime les bons vins. » Mais il ne veut pas perdre la tête. « J’ai fait une liste des lots susceptibles de l’intéresser, et je me suis fixé un budget. Peut-être que je le dépasserai un peu, on verra. »
Comme une dégustation à l’aveugle
Oui, on verra, parce que si les bouteilles sont belles et les étiquettes portent des noms prestigieux, le vin est fragile, et sa qualité, outre son appellation, dépend de la manière dont il a été stocké… « C’est un peu la loterie, ou comme une dégustation à l’aveugle, on ne sait pas ce que l’on va trouver », convient notre amateur. Mais les lots sont soigneusement étudiés en amont par Myriam Sumann, la commissaire-priseur. « Oui, on essaye de déterminer la qualité du vin en fonction de l’état de l’étiquette, de la capsule, et du niveau du vin dans la bouteille, et bien sûr du millésime. » En effet, s’il y a eu trop d’évaporation, ou si l’étiquette est dégradée, ce sont des signes qui indiquent que les conditions de conservation n’ont pas été optimales. Et que donc la qualité ne sera pas celle attendue. Ou peut-être que si… Il n’en reste pas moins que certains acquéreurs de flacons d’exception ne cherchent pas forcément à les déguster. Juste les posséder dans leur cave, peut-être pour spéculer…

De 5 € à 1 400 €
Derrière son comptoir, Myriam Sumann mène la vente avec entrain. Et les enchères, sur certains lots, flambent un peu. Des lots parfois disparates, mais à des prix fixés au plus juste en fonction de leur qualité. Ainsi, un lot de 12 bouteilles de Bordeaux est parti pour 80 €, ce qui est raisonnable. En revanche, pour les flacons plus huppés, une paire de grands crus s’est échangée à 90 €, 12 bouteilles de Pessac-Léognan ont trouvé preneur pour 110 €, 6 bouteilles de Brane-Cantenac, un grand cru de Margaux, sont parties pour 190 €. Et puis il y avait quelques pépites, des grands champagnes, mais aussi, plus étonnant, une bouteille de Chartreuse millésimée a atteint 800 €. Et puis, tout le monde l’attendait, une bouteille du mythique Château Pétrus, proposée à 1 400 € a failli ne pas trouver preneur. Elle s’est quand même venue en « after sale », comme on dit, à un amateur éclairé…