Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

Violences conjugales : une condamnation de 6 mois avec sursis pour Kevin après les témoignages accablants des enfants de Juliette


l’essentiel
Les violences conjugales sont au cœur d’un procès à Tarbes. Kevin, accusé par Juliette et ses enfants, nie les coups mais admet des gestes déplacés. Condamné à 6 mois avec sursis, il devra suivre un stage spécialisé.

« C’était mon papa… Il a tapé ma mère ». Jean-François Dobeli, vice-procureur, cite le témoignage de l’un des enfants de Juliette*, à propos de son beau-père, poursuivi pour violences conjugales. Juliette est tombée enceinte deux mois seulement après sa rencontre avec Kevin. Elle avait déjà trois enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Aussi, ce 31 janvier 2024, elle entre en contact avec une éducatrice qui l’aide à déposer plainte pour violences conjugales auprès du commissariat de Tarbes. La présidente Lucile Pichenot explique que Juliette « est victime de violences de la part de Kevin depuis qu’il a appris qu’elle est enceinte ». Elle ajoute que Juliette se « sentait sous l’emprise de Kevin et de sa mère, ne pouvant sortir du domicile de cette dernière sans elle ou Kevin ». Suite à sa plainte, Juliette a obtenu une place en maison parentale et sa fillette de 1 mois a été placée chez la mère de Kevin.

Ce dernier reconnaît des « engueulades réciproques. Mais je n’ai pas donné de coups de poing ou de pied dans le ventre de Juliette alors qu’elle avait ma fille dans le ventre, le plus beau cadeau qu’elle m’a donné ».

« J’ai fait des gestes mais je l’ai pas tapé »

Lucile Pichenot lui oppose les témoignages de deux des trois enfants de Juliette qui confirment des faits de violences sur leur mère de la part de Kevin et aussi des insultes verbales. « Je regrette les paroles, mais lui tirer les cheveux, jamais de la vie ». La présidente Pichenot insiste : « Quand on est énervé, on peut avoir des gestes violents. Cela n’est jamais arrivé ? » Réponse de Kevin : « Jamais de la vie ». Puis, il reconnaît a minima : « J’ai fait des gestes mais je l’ai pas tapé ».

Juliette évoque à la barre un épisode de violence où Kevin l’a saisie par les cheveux devant les impôts. « Il m’a trimballée comme ça ». Elle explique qu’il y a eu d’autres faits de violence dont un qui serait la cause de la perte d’un bébé mais le prévenu n’est pas poursuivi pour ces faits.

Pour Jean-François Dobeli, il n’y a aucune raison de remettre en cause le témoignage des deux enfants de la victime. « Quand il dit : j’ai peut-être fait des gestes. Ce sont évidemment des gestes de violences ».

Me Abadie, avocate de Kevin, estime, pour sa part « qu’il y a eu une dispute mais que les faits reprochés ne correspondent pas à la réalité. Mon client n’est pas quelqu’un de violent. D’ailleurs, dans une précédente rupture, c’est lui qui a été molesté ».

Le tribunal a condamné Kevin à 6 mois avec sursis et à effectuer un stage pour les auteurs de violences conjugales.

* Les prénoms ont été changés



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *