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« Nous n’avons pas de leçon de morale ou d’économie à recevoir » : Eric Peyrègne candidat de l’Union des droites à Tarbes tire à boulets rouges sur ses adversaires politiques


l’essentiel
Eric Peyrègne, candidat aux municipales de l’Union des droites (RN/UDR), a présenté ses propositions en matière de sécurité, la priorité de son programme.

Fini le round d’observation de la campagne municipale, le match de boxe a commencé et les coups pleuvent.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Eric Peyrègne, candidat aux municipales de l’Union des droites (RN/UDR), a peu goûté les allusions de Michel Garnier, candidat soutenu par le maire sortant Gérard Trémège, à son projet « trop coûteux » de tripler les effectifs de la police municipale et de se livrer à « une course à l’échalote » sécuritaire en jouant sur les peurs.

« Gérard Trémège, un comptable et un agent immobilier »

Le candidat de Tarbes, le temps du changement « ne veut surtout pas recevoir de leçon de morale de la part du salarié le mieux payé de la ville depuis 20 ans. Sur les 13 priorités du programme municipal de 2020, dix n’ont pas été remplis. Gérard Trémège est un comptable et un agent immobilier, là où Michel Pélieu est un bâtisseur. Et après, on me parle de promesse que je ne pourrais pas tenir ? « .

Il ne veut pas non plus recevoir de leçon d’économie de la part de Pascal Claverie, autre candidat et ancien premier adjoint du maire de Tarbes, « président du développement économique de l’agglomération pendant cinq ans, qui n’a fait venir aucune entreprise située en dehors du département, à Tarbes. Les deux candidats ont le même triste bilan ».

« On ne fait pas du changement avec du déjà-vu »

« Nous n’avons pas besoin de faire des assises de la sécurité pour savoir ce que les Tarbais veulent, c’est-à-dire le changement. Notre programme est entièrement budgétisé. Ce qui gêne nos concurrents, c’est le changement de vision total de notre ville et de logiciel, changement de l’attractivité de notre centre-ville et de notre territoire. Le changement, cela s’incarne. On ne fait pas du changement avec du déjà-vu ».

Pour Eric Peyrègne, « dans une élection éminemment politique contrairement à ce que veulent nous faire croire d’autres candidats, nous sommes la seule liste de droite assumée, qui veut remettre de l’ordre dans la rue et dans les comptes publics » face aux autres listes qui « veulent cacher leur appartenance politique et mentent aux électeurs.

Michel Garnier dit qu’il est d’une droite modérée. Mais cela ne veut rien dire. On est de droite, ou on ne l’est pas. Quant à Pascal Claverie, toujours élu au conseil national de Renaissance, et soutien des campagnes de M.Sempastous et de M.Mournet, il ne met plus en avant ses convictions macronistes ».

Fidèle aux valeurs « d’une droite ferme assumée, lucide et proche du terrain », il réaffirme, avant d’aborder d’autres thèmes plus tard, sa priorité sur la sécurité, « un sujet que tout le monde prend à bras-le-corps comme par enchantement, depuis que nous en avons parlé ».

« Un arrêté d’interdiction de la mendicité »

« Il faut mettre les moyens humains face à une situation qui se dégrade depuis dix ans : hausse de 82 % des attaques sur les personnes depuis six ans, vols, incivilités, état de la propreté de la ville, multiplicité des SDF, bagarres tous les soirs à l’Arsenal qui dissuadent les personnes de sortir ».

Sur le modèle de ce que fait Robert Ménard à Béziers ou Louis Aliot à Perpignan et non d’Agen « qui connaît une perte d’attractivité et le même déclin que Tarbes », il veut redonner au maire « son pouvoir de premier officier de police judiciaire » notamment en intervenant sur les points de deal et sur l’insécurité, en collaboration avec les forces de police.

Cela passe par « un arrêté d’interdiction de la mendicité », « une tolérance zéro et une sanction rapide contre les délinquants », « un renforcement des caméras de vidéosurveillance, pour peu qu’elles fonctionnent toutes ».

Et bien sûr par « un triplement des effectifs de la police municipale, un effort que l’on a budgétisé à 2,8 M€ dans le budget de fonctionnement, le reste étant du budget d’investissement. Oui, cela a un coût, c’est le coût de l’action dû au coût de l’inaction. Dans les deux cas, il s’agit d’une volonté politique ».



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