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À Solazur, échanges musclés entre habitants et police autour des trottinettes, des incivilités et du trafic de drogue


l’essentiel
La réunion de quartier de Solazur a donné lieu à de vifs échanges autour de la sécurité et des incivilités. Assurance des trottinettes, trafics présumés et vidéosurveillance ont animé les débats. La vigilance reste le maître mot.

Comme souvent lors des réunions de quartier, les questions au responsable de la police municipale, Thierry Larrivière et au représentant de la police nationale, ont donné lieu, ce mercredi 29 octobre, à la salle Hexagone de Solazur, à des échanges animés.
Ainsi, s’agissant des trottinettes électriques, le représentant de la police nationale a indiqué qu’une assurance est obligatoire pour piloter ses engins, d’un coût d’environ 5 € par mois. Un prix dérisoire au regarde du montant du P.V. – 600 € – pour défaut d’assurance. Le policier a aussi précisé que les trottinettes électriques avaient obligation de rouler sur les pistes cyclables, quand il y en a, ce qui est le cas du quartier Solazur.
Répondant à un riverain qui estime que la police municipale ne tourne pas assez entre midi et 14 heures, Thierry Larrivière indique que ses services ont effectué, depuis le début de l’année, 110 passages dans le quartier.

« Appelez le 17 »

Puis, le même habitant monte en dramaturgie. Il explique en substance qu’il y a peu, au parc de l’échez, il a vu « Madame faire une petite gâterie à monsieur sur un banc… C’est une honte, il y a des enfants à côté ». Thierry Larrivière l’invite à appeler ses services quand il est témoin de pareil fait. Le riverain, décidément intarissable, enchaîne, avec « un homme, qui toute la journée, avec sa sacoche, fait du trafic de drogue ». Le représentant de la police nationale l’invite à son tour à composer le 17. « Il ne faut pas confondre la délation avec le devoir citoyen. On a besoin de relais pour intervenir. Appeler le 17, c’est aider la police et les gens du quartier » souligne le policier. Gérard Trémège, maire de Tarbes, rappelle que « la drogue dans les quartiers est un problème récurrent partout y compris dans les villages. Nous donnons des consignes pour être présents sur les points de deal et cela donne des résultats remarquables. Il faut être vigilant car cela se développe partout ».
Ensuite, s’agissant des vitesses excessives et d’autres fautes de conduite, un riverain s’étonne que l’on n’utilise pas plus les caméras de vidéosurveillance pour verbaliser les contrevenants. Thierry Larrivière précise que « les caméras, ça ne sert pas à verbaliser. Il n’y a pas de vidéoverbalisation à Tarbes. Il ajoute que la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a retoqué certaines verbalisations dans d’autres communes. Il précise que La CNIL n’autorise l’usage de la vidéo que pour le stationnement.



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