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de-Bigorre – La députée Sylvie Ferrer dénonce des tags racistes et exprime sa colère face aux attaques visant des élus
Des inscriptions à caractère raciste découvertes samedi sur les murs du marché de Bagnères-de-Bigorre suscitent une vive émotion. La députée Sylvie Ferrer dénonce des attaques visant plusieurs élus, dans un contexte national marqué par la montée des actes discriminatoires.
Samedi matin, des inscriptions injurieuses et à caractère raciste ont été découvertes sur les murs du marché de Bagnères-de-Bigorre. Parmi les personnes visées figurent notamment le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ainsi que plusieurs élus de La France insoumise : Danièle Obono, Carlos Martens Bilongo et Rima Hassan. Face à ces faits, la députée des Hautes-Pyrénées Sylvie Ferrer a exprimé sa colère et son indignation sur sa page Facebook. Elle dénonce des propos « hyper racistes » visant ses collègues élus et, au-delà, « toute une population française issue de l’immigration ».
Des élus régulièrement ciblés
Dans sa réaction, Sylvie Ferrer souligne que Bally Bagayoko fait l’objet d’attaques racistes depuis son élection, à l’instar d’autres maires noirs en France. Une situation qui s’inscrit dans un climat de tensions autour des discriminations. Le maire de Saint-Denis a récemment engagé une action en justice contre la chaîne CNews, après avoir été comparé à un singe, tandis que sa commune était assimilée à une « tribu ». Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions politiques et médiatiques.
Une réponse institutionnelle attendue
La question des discriminations raciales a également été portée au niveau national. Le Premier ministre a été interpellé lors des questions au gouvernement sur ces faits qualifiés d’« abjects ». L’exécutif a annoncé son intention de se porter partie civile. Dans le même temps, Sylvie Ferrer évoque un afflux de messages de soutien et d’indignation reçus après la découverte des tags à Bagnères-de-Bigorre, témoignant d’une mobilisation citoyenne face à ces actes.
Une plainte déposée et un rappel à l’ordre
À Bagnères-de-Bigorre, la municipalité a rapidement réagi. La municipalité a annoncé le dépôt d’une plainte. Dans un communiqué, elle a tenu à rappeler que « le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et toutes les formes de discrimination n’ont pas leur place sur son territoire ». Cette prise de position s’inscrit dans une volonté d’affirmer une ligne claire face à des actes jugés contraires aux valeurs républicaines.
Mobilisation citoyenne à Saint-Denis
Le même jour, à Saint-Denis, un rassemblement a été organisé à l’appel du maire Bally Bagayoko. Des milliers de personnes se sont réunies devant la mairie pour dénoncer le racisme et les discriminations. Cette mobilisation illustre une réponse collective face à des faits qui dépassent le cadre local et interrogent plus largement la société française.
« Le racisme n’est pas une opinion »
Sylvie Ferrer rappelle un principe inscrit dans la loi : « le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ». Un message qui fait écho aux procédures engagées et aux réactions politiques observées. De Bagnères-de-Bigorre à Saint-Denis, ces événements relancent le débat sur la lutte contre les discriminations et la réponse à apporter face à des actes qui continuent de susciter une forte émotion dans le pays.