Actualités Hautes-Pyrénées
Un premier foyer de dermatose nodulaire détecté dans les Hautes-Pyrénées
Un cas de dermatose nodulaire est confirmé dans une exploitation de Luby-Betmont dans les Hautes-Pyrénées. Elle entraîne la mise en place d’un dispositif sanitaire renforcé sur le département.
Une exploitation de Luby-Betmont, entre Trie-sur-Baïse et Tarbes, est touchée par un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le premier avéré dans les Hautes-Pyrénées. Les autorités sanitaires ont immédiatement activé les mesures réglementaires prévues face à cette maladie virale qui affecte les bovins. La préfecture des Hautes-Pyrénées confirme l’information ce mercredi soir. « Je vous confirme la présence d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) dans les Hautes-Pyrénées. Un communiqué de presse sera transmis dans la soirée avec l’ensemble des informations ». Conformément à la procédure nationale, l’ensemble du troupeau doit être abattu afin de stopper toute circulation du virus, dont l’incubation peut atteindre 28 jours. Une enquête épidémiologique est en cours pour déterminer l’origine de l’introduction de la maladie dans le département.
Mise en place d’une zone de protection et d’une zone de surveillance
Autour de l’exploitation concernée, une zone de protection de 20 kilomètres a été définie. Elle est complétée par une zone de surveillance s’étendant jusqu’à 50 kilomètres.
Dans ces périmètres, plusieurs mesures s’appliquent : les bovins doivent être tenus à distance des autres espèces ; les accès aux élevages sont limités ; les moyens de transport entrant ou sortant doivent être systématiquement désinfectés ; les mouvements d’animaux sont fortement restreints ; les éleveurs ne peuvent pas participer aux foires agricoles. L’État appelle l’ensemble des professionnels à respecter strictement ces règles de biosécurité.
Une maladie virale sans danger pour l’homme mais aux conséquences économiques lourdes
La dermatose nodulaire contagieuse touche uniquement les bovins, buffles et zébus. Sans risque pour l’être humain ni pour les autres espèces domestiques, elle entraîne toutefois des pertes économiques importantes dans les exploitations : apparition de nodules cutanés, baisse de la production laitière, détérioration de la qualité des cuirs ou encore diminution de la fertilité. Face à ces impacts, les autorités sanitaires misent sur une stratégie de réponse rapide pour limiter l’expansion de la maladie.
Une stratégie nationale
Le 20 octobre 2025, une réunion en préfecture a permis de dresser un état des lieux de la situation dans les Hautes-Pyrénées et de rappeler les trois piliers du plan sanitaire national : détection précoce et dépeuplement total des élevages infectés, mesure jugée techniquement indispensable pour éliminer toute source potentielle de contamination ; vaccination des bovins dans les zones réglementées, afin d’éviter des restrictions commerciales durables ; limitation stricte des mouvements d’animaux et application des règles de biosécurité. Si le dépeuplement constitue une étape difficile pour les éleveurs concernés, les services de l’État soulignent qu’il s’agit du moyen le plus rapide et le plus efficace pour enrayer la propagation du virus. Les autorités restent mobilisées et appellent les professionnels à la vigilance, alors que ce premier cas départemental marque une nouvelle étape dans la surveillance de la maladie sur le territoire.