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Mathieu Varis sort du silence et rétablit « les faits »


Battu lors des élections municipales à Argelès-Gazost, le candidat Mathieu Varis livre sa version des négociations d’entre-deux-tours et appelle à la responsabilité politique

Au lendemain des élections municipales à Argelès-Gazost, le candidat battu Mathieu Varis a pris la parole à travers un communiqué détaillé. Sans contester le résultat des urnes, il entend clarifier certains points du déroulement de la campagne, notamment autour de la question sensible d’une éventuelle fusion de listes entre les deux tours.

« Je n’ai jamais refusé une fusion »

D’emblée, Mathieu Varis tient à remercier les 345 électeurs qui lui ont accordé leur confiance, un soutien qu’il qualifie d’« honneur » et d’« engagement ». Mais rapidement, le candidat recentre son propos : rétablir « avec calme et clarté » ce qu’il considère comme une réalité déformée durant l’entre-deux-tours.

Au cœur de son intervention, une affirmation nette : il n’a « jamais refusé une fusion ». Selon lui, la liste arrivée en deuxième position aurait pris contact à deux reprises – une première fois dès la mi-janvier, puis entre les deux tours. À chaque fois, son équipe aurait répondu favorablement à une rencontre et engagé des discussions « dans un esprit constructif ». Pour Mathieu Varis, l’enjeu était clair : dans une élection serrée, seul un rassemblement assumé pouvait constituer une alternative crédible. « Le choix qui a été fait ensuite leur appartient », souligne-t-il, tout en regrettant que la responsabilité de la défaite soit aujourd’hui imputée à son équipe.

Une absence de consigne de vote assumée

Autre point de clarification : l’absence de consigne de vote entre les deux tours. Loin d’un retrait, Mathieu Vais explique ce choix par un manque de confiance envers la seconde liste. Il évoque notamment des prises de position jugées incompatibles avec un rapprochement, ainsi que l’utilisation de son équipe dans le débat public, laissant entendre qu’elle refusait toute fusion. Dans ces conditions, estime-t-il, « le cadre de confiance » nécessaire à un engagement clair n’était pas réuni.

Une lecture critique des résultats

Au-delà des tensions de campagne, le candidat propose également une analyse du scrutin. Il rappelle qu’au premier tour, près de 60 % des électeurs ne se sont pas prononcés en faveur de la maire sortante. Un chiffre qui, selon lui, traduit une « attente » et un « besoin de renouveau ». Il souligne également l’impact de la présence d’une troisième liste, qui a « rebattu les cartes » et contribué à fragmenter les voix. Un phénomène qu’il considère comme relevant du jeu démocratique, tout en notant qu’il a pu modifier l’issue du scrutin.

Le choix controversé de ne pas siéger

Mathieu Vais pointe par ailleurs une décision qu’il juge discutable : celle de la tête de liste arrivée en deuxième position et de plusieurs colistiers en position éligible de ne pas siéger au conseil municipal, invoquant la volonté de « laisser la place aux jeunes ». S’il reconnaît l’importance de former une nouvelle génération, il rappelle qu’une élection municipale constitue « un engagement immédiat devant les électeurs ». Et d’ajouter, sans détour : « Se présenter, convaincre, puis ne pas siéger… chacun en jugera. »

« Aucune rancune », mais une exigence de cohérence

Malgré ces critiques, Mathieu Vais affirme ne nourrir « aucune rancune ». Il insiste toutefois sur son attachement à des principes qu’il juge essentiels : « la cohérence, la responsabilité et le respect de la parole donnée ». Il adresse également ses vœux de réussite à l’équipe municipale en place, dans l’intérêt de la commune, et appelle les élus d’opposition à exercer pleinement leur rôle avec « vigilance » et « sens des responsabilités ».

Une volonté de poursuivre l’engagement local

Enfin, le candidat battu assure qu’il restera engagé pour Argelès-Gazost. Qu’il s’agisse d’un mandat ou d’un simple engagement citoyen, il affirme vouloir poursuivre son action « avec sérieux et constance », dans un esprit constructif. « Au-delà des stratégies, il y a une chose essentielle : la confiance des habitants », conclut-il, promettant de continuer à « écouter, comprendre et construire » avec celles et ceux qui souhaitent faire avancer la commune.

Battue de 26 voix au second tour des municipales à Argelès-Gazost, la liste « Bâtir demain » menée par Francis Cazenavette n’en est pas moins représentée au sein des instances locales. Cinq de ses membres siégent au conseil municipal, avec l’ambition de porter la voix de leurs électeurs.

Un résultat serré qui scelle le scrutin

Dimanche 22 mars, le scrutin municipal s’est joué dans un mouchoir de poche à Argelès-Gazost. La liste « Bâtir demain », conduite par Francis Cazenavette, a recueilli 790 voix, soit 49,19 % des suffrages exprimés. Face à elle, l’équipe sortante l’emporte avec 816 voix, représentant 50,81 %. Un écart infime de 26 bulletins seulement, qui aura suffi à faire basculer l’issue de l’élection. Dans leur communiqué, les membres de « Bâtir demain » indiquent « prendre acte de ce résultat », rappelant que « ainsi va la démocratie ».

Cinq représentants pour porter la voix de l’opposition

Malgré la défaite, la liste dispose de cinq sièges au conseil municipal et de deux au conseil communautaire. Une présence que ses membres entendent mettre au service des habitants qui les ont soutenus. Les élus désignés pour siéger sont Adrien Latapie, Cécile Cavagnac, Patricia Theil, Michel Sanguinet et Cathy Gamel. Ensemble, ils affirment vouloir s’investir « dans un esprit à la fois lucide et constructif » afin de défendre les intérêts de la commune.

Remerciements aux électeurs et maintien du lien

La liste « Bâtir demain » a tenu à remercier « du fond du cœur » les électrices et électeurs qui lui ont accordé leur confiance, ainsi que ceux qui les ont encouragés durant la campagne. Dans cette continuité, leur page Facebook restera active pour informer la population et conserver les liens tissés avec les habitants.

Une campagne revendiquée « digne et sincère »

Les membres de la liste dressent un bilan positif de leur campagne, qu’ils décrivent comme « brève, mais digne et sincère », menée sans renoncer à leurs valeurs « quels que soient les remous et les obstacles ». Enfin, le communiqué se conclut sur une perspective d’avenir. « Bâtir demain » évoque déjà « d’autres campagnes, d’autres rendez-vous », affirmant sa volonté de rester engagée dans la vie locale d’Argelès-Gazost.



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