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Plan Avenir Lourdes et dispositif antisismique : où en est-on ?


À l’occasion de ses voeux à la presse, le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, est revenu en détail sur l’état d’avancement du Plan Avenir Lourdes ainsi que sur la mise en œuvre du dispositif antisismique sur cette ville. Financements, actions engagées, ajustements et bilan après deux ans d’application : tour d’horizon.

Le Plan Avenir Lourdes ne pose aujourd’hui « aucun problème », selon le préfet Jean Salomon. Ce programme d’envergure repose sur un budget global de 100 millions d’euros, mobilisé par plusieurs cofinanceurs : l’État, la Région Occitanie, le Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées et la Ville de Lourdes.

Un plan global de 100 millions d’euros pour Lourdes

Dans cette enveloppe, la participation de l’État s’élève à 39 millions d’euros. La part la plus importante de ces crédits est issue du NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain), notamment pour les opérations liées à l’aménagement du quartier de l’Ophite, intégré au Plan Avenir Lourdes.

Le préfet rappelle que le plan repose sur une communication volontairement simplifiée : « 100 actions pour 100 millions d’euros ». Derrière cette formule, la réalité est plus nuancée, certaines actions étant plus structurantes que d’autres.

Vingt-trois actions structurantes identifiées

Parmi les cent actions annoncées, vingt-trois sont considérées comme structurantes. Sur ces vingt-trois projets, quatre ont été abandonnés par la Ville de Lourdes. Les crédits correspondants ont été restitués, un choix assumé collectivement par les cofinanceurs, au nom d’une gestion rigoureuse des finances publiques.

D’autres actions ont été revues à la baisse, soit parce qu’elles se sont révélées moins coûteuses que prévu, soit parce que leur ambition a été ajustée, ou encore parce que des réévaluations ont permis d’aboutir à des solutions plus efficaces à moindre coût.

Le centre des congrès, seule action encore non engagée

Une seule action structurante n’a, à ce stade, pas été engagée : le projet de centre des congrès à Lourdes. Cette situation est volontaire. Elle s’explique par la concomitance avec un autre projet porté à l’échelle de l’agglomération, celui de la médiathèque de Tarbes, également soutenu par l’État.

L’objectif est de permettre à la communauté d’agglomération de mener ces projets successivement. Une fois la médiathèque bien avancée, le dossier du centre des congrès pourra être repris, avec une réflexion affinée sur la nature exacte de l’équipement, son dimensionnement et son adéquation aux besoins de Lourdes. Hormis ce projet, l’ensemble des autres actions du Plan Avenir Lourdes a été engagé.

Autre point positif souligné par le préfet : les économies réalisées sur certaines actions ont permis de dégager 1,3 million d’euros. Après échanges avec le ministère, ces crédits ont été réaffectés à une nouvelle opération sur Lourdes.

Ce projet, porté sous maîtrise d’ouvrage du Conseil départemental, concerne l’acquisition de l’ancien hôtel « Les Jardins de Lourdes ». Le bâtiment accueillera notamment la Maison départementale des solidarités, des espaces d’accueil pour les saisonniers ainsi que des logements destinés aux internes.

Le courrier ministériel confirmant cette affectation est attendu, mais les sommes sont d’ores et déjà considérées comme acquises. À ce jour, le Plan Avenir Lourdes atteint un montant de 98,6 millions d’euros fléchés, qui constitue le niveau final de réalisation.

Dispositif antisismique : deux ans après, un déploiement jugé maîtrisé

Le préfet Jean Salomon est également revenu sur le dispositif antisismique et le plan de prévention des risques sismiques signé il y a désormais deux ans. Contrairement aux inquiétudes initiales, il n’y a pas eu de « grand soir » ni de bouleversements majeurs dans son application.

À la signature du plan, de nombreuses interrogations avaient émergé. Un important travail de pédagogie a donc été mené : documents explicatifs, réunions publiques et accompagnement des habitants pour leur permettre de comprendre leurs obligations, en fonction des travaux envisagés et de la nature des bâtiments concernés.

Lors de la grande réunion organisée au centre des congrès de Lourdes, la fréquentation est restée mesurée au regard de la population de la ville. Depuis, les services de l’État n’ont pas été saisis d’un nombre important de dossiers.

Aujourd’hui, le plan est en vigueur, ses règles sont connues et partagées. Les services d’urbanisme de la Ville de Lourdes sont formés à son application, et la Direction départementale des territoires (DDT) reste disponible pour répondre aux questions complémentaires.

Des contrôles sont réalisés, même s’il n’est pas question de vérifier ce qui n’a pas été fait. Le préfet rappelle toutefois que les propriétaires ont tout intérêt à engager les travaux nécessaires dans les trois ans suivant la signature du plan, période durant laquelle des aides financières sont mobilisables.

Au-delà de l’aspect réglementaire, la question devient ensuite assurantielle. En cas de séisme, une absence de mise en conformité pourrait engager la responsabilité des propriétaires, notamment si un défaut de sécurisation cause des dommages à des tiers.

Sur le Plan Avenir Lourdes comme sur le dispositif antisismique, le préfet des Hautes-Pyrénées dresse un bilan globalement positif. Les projets avancent, les crédits sont maîtrisés et, selon lui, les dispositifs mis en place sont aujourd’hui compris et appropriés par les acteurs locaux comme par les habitants.



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