Actualités Hautes-Pyrénées
Face à la venue de Naps au RG Room, le Collectif Droits des Femmes 65 manifestera
Programmé au RG Room vendredi 15 mai, le rappeur Naps est au coeur de toutes les critiques, car condamné en février pour viol. Ayant fait appel, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Mais le Collectif Droits des Femmes 65 ne compte pas se taire. Et va manifester le jour de sa venue.
Le Collectif Droits des Femmes 65 ne baisse pas la garde, et ne se démobilise pas. Au contraire. Elles veulent faire entendre leur voix et leur mécontentement, face à la venue du rappeur Naps, au RG Room de Tarbes, vendredi 15 mai, rendu célèbre en 2021 par son « carton » auprès des jeunes, « La Kiffance ».
Dans un communiqué, le collectif rappelle que Naps « a été condamné à sept ans de prison en février, pour le viol d’une femme durant son sommeil en 2021, dans une chambre d’hôtel parisienne. Depuis, ayant interjeté appel, l’artiste a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il est également mis en examen dans une autre procédure pour viols et agressions sexuelles. Trois femmes ont déposé plainte contre lui et l’accusent d’avoir abusé d’elles dans un hôtel de Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var. Des faits pour lesquels une enquête est toujours en cours.«
« Cette indifférence est une nouvelle violence infligée aux victimes »
Elles dénoncent donc le comportement du gérant du RG Room, Ludovic Basso : « La parole des femmes doit être entendue, elles s’expriment et leur parole ne peut pas rester lettre morte dans notre société. Prendre en compte la parole des femmes victimes de violences nécessite que chacun-e prenne ses responsabilités. Le CDDF65 a interpellé M.Ludovic Basso, gérant du RG Room et président de la SAS « La Plage », afin qu’il envoie un message fort de soutien aux femmes victimes de violences en déprogrammant Nabil Boukhobza. Notre demande est restée sans réponse et cette indifférence est une nouvelle violence infligée aux victimes.«
Ainsi, le collectif appelle « celles et ceux qui refusent de rester indifférents à la parole des femmes » et va se réunir vendredi 15 mai dès 20h30 devant l’établissement La Plage, au 23 avenue des Forges
à Tarbes, établissement donc, propriété de Ludovic Basso.
« Il est temps de briser le silence et de rompre avec la culture du viol. A Tarbes comme ailleurs, la parole des femmes, leur vécu et les violences qu’elles dénoncent doivent être entendus« , termine le collectif.