Actualités Hautes-Pyrénées
Gabriel Attal en visite à la Cité des Roses : il veut incarner « la force d’agir »
En visite à la résidence autonomie La Cité des Roses à Tarbes, le président de Renaissance et candidat à l’élection présidentielle a évoqué les Forges de Tarbes, l’intelligence artificielle, le futur hôpital et son attachement aux territoires.
En déplacement dans les Hautes-Pyrénées ce dimanche 21 juin, Gabriel Attal a poursuivi son tour de France en faisant étape à Tarbes. Après plusieurs rencontres dans la journée, le président de Renaissance et candidat déclaré à l’élection présidentielle s’est rendu à la résidence autonomie municipale La Cité des Roses, rue Eugène-Ténot, avec le maire de Tarbes, Pascal Claverie. Au cœur d’un épisode de canicule qui touche le pays, il a échangé avec les résidents et les personnels de l’établissement avant de répondre aux questions de la presse locale.

« Mettre fin à ce sentiment d’impuissance publique »
Pour votre slogan de campagne, vous avez choisi La force d’agir, un slogan déjà utilisé par Pascal Claverie lors des municipales à Tarbes. Pourquoi ce choix ?
Gabriel Attal : Nous cherchions un slogan pour lancer cette campagne. Nous avons regardé ce qu’avaient fait les candidats aux élections municipales et nous avons vu ce slogan porté par Pascal Claverie et son équipe à Tarbes. Finalement, ce qu’il a voulu incarner ici, c’est ce que nous devons porter aussi au niveau national : mettre fin à ce sentiment d’impuissance publique, à cette idée que les politiques n’auraient plus la main sur rien. Aujourd’hui, beaucoup de Français considèrent qu’il n’y a plus d’action politique efficace. Ce que montre Pascal Claverie dès ses premières semaines à la mairie, c’est qu’il est possible, avec la force d’agir, de changer les choses rapidement. Je suis convaincu que c’est également possible à l’échelle nationale.

Forges de Tarbes : « Je serai toujours un facilitateur »
Un sujet d’actualité à Tarbes concerne les Forges de Tarbes. Quel regard portez-vous sur ce dossier qui suscite des inquiétudes ?
Gabriel Attal : J’ai été sensibilisé très tôt sur ce sujet par le maire, Pascal Claverie. Je suis en lien avec lui, avec différents ministères, notamment celui des Armées. J’appuie les demandes qui sont formulées et le dossier porté par le maire, qui m’en a parlé quasiment dès le lendemain de son élection. Je serai toujours un facilitateur et un trait d’union pour trouver des solutions avec le gouvernement.

Intelligence artificielle : « Trouver une meilleure solution »
La presse s’inquiète des conséquences de l’intelligence artificielle. Vous n’avez pas voté la loi Darcos visant à protéger les contenus. Pourquoi ?
Gabriel Attal : Je sais qu’il existe beaucoup d’inquiétudes autour de l’IA. L’objectif est évidemment de protéger les Français, les acteurs culturels et la presse. La première chose, c’est que nous devons maîtriser cette technologie et disposer de champions français de l’intelligence artificielle. Sinon, ils seront uniquement américains ou chinois et nos intérêts ne seront pas défendus. Ensuite, il faut effectivement protéger les contenus. Le pillage potentiel des œuvres culturelles par les géants du numérique est un vrai sujet. Mais la solution proposée dans ce texte est, selon moi, une mauvaise solution sur le plan technique. Cela ne signifie pas qu’il faut ignorer le problème. Avec les députés de mon groupe, nous allons travailler sur le sujet. Je recevrai les acteurs culturels et de la presse afin de construire une solution efficace. Le risque d’une réglementation uniquement française et techniquement inadaptée, c’est de faire fuir les entreprises concernées. Nous devons trouver une meilleure solution. Lorsque le streaming est apparu, il existait déjà de fortes inquiétudes. Des solutions ont finalement été trouvées, notamment au niveau européen. Je souhaite que nous puissions parvenir au même résultat avec l’intelligence artificielle.
Ce que Gabriel Attal retient des Hautes-Pyrénées
Vous faites le tour des départements français. Que retenez-vous de Tarbes et des Hautes-Pyrénées ?
Gabriel Attal : Je me déplace pour écouter les Français et échanger avec eux. À chaque fois, j’en retire des enseignements sur les défis que nous devons relever, mais surtout la conviction que nous disposons d’atouts et de richesses extraordinaires. J’ai commencé la journée par la visite de l’entreprise de Pascal Claverie. J’y ai vu une PME solide, leader dans son secteur. Ensuite, lors des échanges avec les forces vives du territoire, élus, représentants du Medef, de la CPME, professionnels de santé, associations, j’ai constaté combien notre pays tient grâce à ses acteurs économiques, associatifs, sportifs, culturels et politiques. Toutes ces forces nous donnent des raisons de croire que la France peut relever les grands défis du monde.
« Il n’y a pas d’arrière-pays »
Vous avez lancé votre campagne en province et vous êtes aujourd’hui à Tarbes. Est-ce un symbole ?
Gabriel Attal : Quand j’ai lancé ma campagne en Aveyron, j’ai lu beaucoup de commentaires expliquant que je choisissais un territoire rural. Pourtant, cela fait des années que je me déplace partout en France. Certains m’ont même reproché de trop voyager dans les territoires. Je considère qu’il n’y a pas d’arrière-pays. Il n’y a qu’un seul pays, extraordinairement divers. Nous avons une géographie exceptionnelle, une agriculture remarquable, une culture riche et des territoires très différents les uns des autres. C’est cela que je veux célébrer en me déplaçant partout.
ZAN : « Donner plus de souplesse aux territoires »
La loi Zéro Artificialisation Nette suscite des inquiétudes dans les Hautes-Pyrénées. Quelle est votre position ?
Gabriel Attal : L’objectif de limiter l’artificialisation des sols est un objectif que beaucoup peuvent partager. Quand surviennent des inondations ou des glissements de terrain, on constate parfois que l’on est allé trop loin. La question porte davantage sur les modalités d’application. Au départ, il s’agissait d’une mesure pensée de manière uniforme pour l’ensemble du territoire. Des adaptations ont déjà été apportées et d’autres peuvent encore l’être. Il faut accepter l’objectif tout en donnant davantage de souplesse aux territoires dans sa mise en œuvre.
Hôpital à Lanne : un investissement « considérable »
Quel regard portez-vous sur le projet de nouvel hôpital à Lanne ?
Gabriel Attal : L’État a validé un investissement considérable de plusieurs centaines de millions d’euros. Beaucoup de territoires rêveraient d’un tel investissement pour moderniser leur offre de soins. Un établissement moderne constitue aussi un levier d’attractivité pour attirer des professionnels de santé. Si les structures ne sont pas suffisamment modernes ou n’atteignent pas une taille critique, il devient difficile d’attirer médecins et soignants. Je pense donc que ce projet va dans la bonne direction. Ensuite, il faut évidemment garantir l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. C’est un travail qui devra être mené entre l’État et les collectivités locales.
Présent à ses côtés, le maire de Tarbes, Pascal Claverie, a rappelé que l’État prévoit de mobiliser 300 millions d’euros pour ce futur établissement, soulignant qu’un tel niveau d’investissement est inédit en métropole. Il a également indiqué vouloir obtenir des compensations afin de préserver des services d’urgence en ville et une maternité.
À La Cité des Roses : « Ajouter de la vie aux années »
Que retenez-vous de votre visite à la cité des Roses en pleine canicule ?
Gabriel Attal : D’abord, nous avons de la chance d’avoir en France des établissements comme celui-ci, avec des personnels engagés et des élus qui les soutiennent. Une société se juge aussi à la dignité qu’elle accorde aux dernières années de vie de ses habitants. Ici, certaines personnes âgées n’ont pas forcément de famille. Cet établissement a une vocation sociale importante. C’est l’honneur de notre République de permettre à ces personnes d’être protégées dans des périodes difficiles comme la canicule, mais aussi, plus largement, d’ajouter de la vie aux années. C’est notre responsabilité collective.














