Actualités Hautes-Pyrénées
« Dès le premier vol, on a des sensations incroyables » : dans le sillage d’Agnès, le planeur s’ouvre aux femmes aux portes de Tarbes
Le planeur, une pratique qui se démocratise et veut prendre son envol auprès des femmes, à l’image d’Agnès Duprat-Robini qui a trouvé sa place dans les cockpits en quelques mois. L’association vélivole de Laloubère participe à l’opération de promotion et de découverte « Ça plane pour elles » les 27 et 28 juin. Entretien avec celle qui pilote aussi la communication de l’association.
Agnès, le planeur reste une activité assez discrète…
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Oui, c’est une vraie niche. Notre association compte une centaine d’adhérents, dont la moitié sont des pilotes réguliers et une dizaine seulement sont des femmes. Ça correspond à l’image qui colle au domaine aérien, considéré comme élitiste mais qui se démocratise complètement. La fédération propose des bourses pour aider les jeunes ou les femmes à voler. C’est aussi une pratique inclusive et accessible aux personnes en situation de handicap.

Personnellement, vous avez embarqué en octobre. Comment ça s’est passé ?
J’ai été biberonnée à l’aviation depuis toute petite, avec un père personnel navigant et une mère agent d’escale. Sur le plateau de Lannemezan, j’ai été élevée un peu dans les airs. J’ai toujours eu une attirance pour le vol, mais je ne savais pas par où le prendre. Puis une amie de ma mère a essayé le planeur pour ses 70 ans. Elle a adoré. Ça m’a donné envie et j’ai poussé la porte de l’association vélivole en octobre. J’ai été très bien accueillie par les bénévoles et les instructeurs. Ils m’ont proposé de voler directement. Le soir, je prenais ma licence. C’est vraiment une pratique très accessible.
Très vite, on prend un plaisir fou. C’est vraiment grisant de manier un tel oiseau et de s’inspirer de leur vol pour repérer les thermiques.
Racontez-nous ce premier vol…
Dès la première fois, on a des sensations incroyables. Jusqu’à 500 m d’altitude, on reste derrière le remorqueur. Puis, lorsqu’on décroche, tout se calme, on se retrouve vraiment seul, en train de flotter dans le silence, en phase et à la merci des éléments. Dès mon second vol, j’étais aux commandes, avec l’instructeur derrière moi. On progresse vite, même s’il me reste encore beaucoup à apprendre avant de valider mon brevet. Très vite, on prend un plaisir fou. C’est vraiment grisant de manier un tel oiseau et de s’inspirer de leur vol pour repérer les ascendances thermiques. C’est complètement mon élément.
Vous êtes la preuve vivante que le planeur peut naturellement se conjuguer et se vivre au féminin…
Oui, c’est la passion qui conditionne tout. On ne dit pas assez aux femmes que l’aéronautique et le planeur, c’est fait pour elles. Un cockpit, ce n’est pas genré. Tout le monde y a sa place. On a juste besoin de passion et de connaissances accumulées au fil de sa formation, pas d’un cursus particulier ou poussé. Au contraire, c’est un milieu qui s’ouvre. Et le planeur, c’est aussi la meilleure école pour devenir pilote, un énorme tremplin.

Des vols découvertes le week-end prochain
L’association Vélivole de Tarbes participe à l’opération nationale « Ça Plane pour Elles », organisée par la Fédération française de vol en planeur les 27 et 28 juin prochains. « Nous proposons aux femmes de tous âges, débutantes, curieuses ou passionnées, de découvrir le vol en planeur lors d’un vol découverte au départ de l’aérodrome de Tarbes-Laloubère. Il ne faut pas hésiter et se lancer. Peut-être qu’en sortant du cockpit, elle auront la vocation… »