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Hautes-Pyrénées – Valentin Rouby interviewe Gabriel Attal sur la jeunesse et la politique 


Après avoir réalisé les interviews de Jean Glavany, ancien ministre et député des Hautes-Pyrénées, Amir Reza-Tofighi le patron national de la CPME et Gérard Trémège, ancien maire de Tarbes, Valentin Rouby, délégué général de l’association Hémicycle France a rencontré Gabriel Attal, candidat à la présidentielle lors de sa venue à Tarbes.

Valentin Rouby, Président de l’association la Tribune des Jeunes sur les Hautes-Pyrénées a échangé avec Gabriel Attal, ancien Premier Ministre et candidat à l’élection présidentielle, lors d’un court entretien sur le sujet de la jeunesse et des territoires lors de sa venue à Tarbes dimanche 21 juin.

Valentin Rouby : Beaucoup de jeunes quittent leur territoire au profit des métropoles régionales. Ne pensez-vous pas que cette situation puisse être dangereuse pour les équilibres territoriaux ?

Gabriel Attal : Bien sûr. Ce que je veux d’abord, c’est que les jeunes soient libres de faire ce qu’ils veulent. Certains ont envie de partir un temps ailleurs, puis ils reviennent, ce n’est pas un problème en soi. Le vrai problème, c’est qu’il y a des jeunes qui n’ont pas d’autre choix que de partir, parce qu’il n’y a pas de perspective sur place, ni pour les études, ni pour le travail. Nous devons mener une véritable politique d’aménagement du territoire, pour que chaque jeune ait réellement le choix entre rester et partir.

VR : La jeunesse se sent de plus en plus éloignée du monde politique traditionnel, parfois au profit des partis les plus radicaux. Quelle réponse apportez-vous pour renouer avec cette jeunesse que l’on pourrait qualifier de “perdue” ?

GA : D’abord, je pense que personne n’est perdu. Ensuite, je crois que nous aussi, nous devons assumer une forme de radicalité dans nos propositions : elle ne peut pas être réservée aux extrêmes. Il faut porter un projet positif, un projet d’espoir et d’optimisme, et pas seulement se définir contre les extrêmes. Si on passe notre temps à parler d’eux, on parle moins de ce que nous croyons et défendons. Il faut parler en positif.

« Pendant longtemps on est trop jeune, et puis après on est trop vieux »

VR : Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes trop jeune pour devenir président de la République ?

GA : Pendant longtemps on est trop jeune, et puis après on est trop vieux. La vraie question, c’est le moment où l’on se présente : il faut avoir quelque chose à proposer aux Français, un projet qui corresponde aux besoins du pays. C’est vrai que je suis jeune, j’aurai 38 ans au moment de l’élection présidentielle, et je pourrais très bien attendre. J’ai toute la vie devant moi, je pourrais me dire : j’attends cinq ans, dix ans, surtout qu’il y a un risque de perdre et de voir l’extrême droite gagner. Je pourrais me protéger et patienter, pendant que d’autres ne pourraient plus se présenter à l’élection suivante. Si je suis candidat à cette élection, c’est parce que je la crois la plus importante : si nous ratons ce rendez-vous, le pays ne s’en remettra pas.

VR : Comment allez-vous faire pour donner de l’espoir à une jeunesse qui, du moins le ressent-elle, a longtemps été ignorée ?

GA : Je vais montrer à la jeunesse que le meilleur peut être devant elle, et qu’il n’est pas vrai qu’elle soit condamnée à vivre moins bien que les générations précédentes, comme beaucoup essaient malheureusement de le faire croire. Je veux agir sur les sujets qui la préoccupent le plus : l’accès à l’emploi, la transition écologique, la lutte contre les discriminations. Ce sont des enjeux essentiels pour les jeunes, et c’est là-dessus que je veux agir.



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