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Philippe Daunis cherche un successeur pour perpétuer la tradition de la calèche
Figure bien connue des promenades en calèche à Tarbes, Philippe Daunis a dû réduire son activité après la découverte d’un lymphome de Hodgkin. Depuis l’été dernier, son absence dans les allées du Jardin Massey n’est pas passée inaperçue. Sur sa page Facebook, il annonce aujourd’hui qu’il souhaite transmettre le flambeau.
Depuis plus de vingt ans, Philippe Daunis et sa calèche font partie du paysage tarbais. Habitants et visiteurs ont souvent croisé son sourire au détour d’une allée du Jardin Massey ou entendu le rythme régulier des sabots sur les pavés du centre-ville. Au fil des saisons, ses balades en calèche sont devenues un rendez-vous apprécié, participant à l’animation du cœur de ville. Pour beaucoup, il est devenu une figure familière, presque incontournable, associée à l’image d’une ville attachée à son patrimoine et à ses traditions équestres. Pourtant, depuis l’été dernier, son absence a suscité des interrogations. Il avait annoncé il y plusieurs mois, qu’il souffrait d’un lymphome de Hodgkin. Cette maladie l’a contraint à suspendre ses activités le temps de suivre un traitement.
Un passionné engagé dans les grands rendez-vous locaux
Au-delà de ses promenades quotidiennes, Philippe Daunis s’est régulièrement impliqué dans les événements marquants du territoire. On se souvient notamment de sa participation au Tricentenaire du 1er Régiment de Parachutistes, célébration importante pour la ville et son histoire militaire. Il était également présent lors de nombreuses éditions d’Equestria, le festival équestre organisé chaque été à Tarbes, ainsi que lors de saisons hivernales passées à Saint-Lary-Soulan, où il proposait ses services aux visiteurs. Toujours animé par le désir d’innover, il avait lancé des initiatives originales comme des pique-niques en calèche, permettant de découvrir la ville autrement, ou encore un projet d’Hippo-Épicerie, transformant une grande calèche en commerce itinérant. Une manière singulière d’allier tradition et service de proximité.
Un message adressé aux Tarbais
Philippe Daunis a donné de ses nouvelles sur sa page Facebook cette semaine. Il y annonce devoir réduire son activité et se séparer de plusieurs de ses calèches : « Un omnibus de famille année 1900, une Versaillaise et une grande calèche 20 places que j’avais aussi adaptée en épicerie itinérante. Pour le prix de chacune me contacter en mp. » Dans le même message, il ouvre la porte à une transmission : « Si une personne motivée désireuse de débuter dans ce métier je suis disposé à lui confier mes maestros Cooper et César, ma calèche de 15 places et l’accompagner dans la ville de Tarbes. N’hésitez pas à en parler autour de vous, je serai heureux de transmettre ce beau métier de cocher. Pour vous servir, votre cocher. » Par ces mots, Philippe Daunis confirme son attachement à la ville et à son métier. Malgré l’épreuve de la maladie, il exprime le souhait de voir perdurer une activité qui a marqué la vie locale pendant plus de deux décennies.

Pour de nombreux Tarbais, la calèche de Philippe Daunis fait partie des images associées à la douceur de vivre locale. Sa volonté de transmettre son savoir-faire témoigne d’un engagement intact envers la profession et la ville. Le temps du traitement impose aujourd’hui une pause. Reste l’espoir, partagé par ceux qui l’ont croisé au détour d’une promenade, de revoir un jour la silhouette de la calèche parcourir les rues de Tarbes.