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Pyrénées – Le préfet interdit les rave-parties et le transport de matériel de sonorisation du 19 au 25 juin
Face à la menace de rassemblements musicaux illégaux près de la frontière espagnole, la préfecture des Hautes-Pyrénées a pris un arrêté exceptionnel. Du 19 au 25 juin 2026, les teknivals, free-parties et rave-parties non autorisés sont interdits dans tout le département, tout comme la circulation des véhicules transportant du matériel de diffusion de musique destiné à ces événements.
Le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, a signé ce vendredi 19 juin 2026 un arrêté visant à interdire l’organisation de rassemblements festifs à caractère musical non autorisés sur l’ensemble du territoire départemental. Cette décision intervient alors que les forces de sécurité intérieure disposent d’informations faisant état de deux rassemblements musicaux illicites susceptibles d’être organisés à proximité de la frontière franco-espagnole. Selon les éléments mentionnés dans l’arrêté, le premier pourrait se dérouler du samedi 20 au dimanche 21 juin 2026, tandis que le second serait susceptible de s’étendre du samedi 20 au mercredi 24 juin. Les autorités estiment que plusieurs milliers de participants pourraient converger vers ces événements en empruntant les principaux axes routiers du département.
Une interdiction étendue à tout le département
L’arrêté prévoit que tous les rassemblements de type « teknival », « rave-party » ou « free-party » répondant aux critères définis par le Code de la sécurité intérieure et qui ne sont ni déclarés ni autorisés sont interdits. Cette mesure s’applique du vendredi 19 juin 2026 à 19 heures jusqu’au jeudi 25 juin 2026 à 9 heures sur l’ensemble du territoire des Hautes-Pyrénées. Parallèlement, la circulation de tout véhicule transportant du matériel de diffusion de musique amplifiée à destination d’un rassemblement festif non autorisé est également interdite durant cette même période sur l’ensemble du réseau routier départemental.
Les risques invoqués par la préfecture
Pour justifier cette décision, la préfecture met en avant plusieurs éléments liés à la préservation de l’ordre public. L’arrêté souligne tout d’abord l’urgence à prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public liés à des rassemblements de grande ampleur organisés en dehors du cadre réglementaire. Le document rappelle également que le plan Vigipirate est maintenu au niveau « Urgence attentat » sur l’ensemble du territoire national. Dans ce contexte, les autorités considèrent qu’un rassemblement réunissant plusieurs milliers de personnes pourrait constituer une cible ou une opportunité de troubles majeurs à l’ordre public. La préfecture relève en outre la nécessité d’empêcher l’acheminement de matériels de sonorisation vers d’éventuels sites de rassemblements illicites situés dans la région Occitanie.
Un département fortement sollicité à l’approche de l’été
Autre argument avancé : la situation particulière des Hautes-Pyrénées, département à forte attractivité touristique. Selon l’arrêté, l’afflux de visiteurs mobilise déjà de manière importante les forces de sécurité intérieure chargées d’assurer la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire départemental. Dans ce contexte, les autorités considèrent nécessaire d’éviter la tenue d’événements susceptibles de nécessiter des moyens supplémentaires importants en matière de sécurité, de secours et de maintien de l’ordre.
Des sanctions prévues en cas d’infraction
L’arrêté rappelle que toute infraction à ces dispositions est passible des sanctions prévues par l’article R.211-27 du Code de la sécurité intérieure. Les contrevenants s’exposent également à la saisie du matériel utilisé, lequel pourra faire l’objet d’une confiscation prononcée par le tribunal compétent. Comme toute décision administrative, cet arrêté peut être contesté. Les personnes concernées disposent d’un délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif de Pau. Un recours gracieux auprès de l’auteur de la décision ou un recours hiérarchique auprès du ministre de l’Intérieur demeure également possible dans les mêmes délais. L’exécution de cet arrêté a été confiée à l’ensemble des autorités compétentes du département : la secrétaire générale de la préfecture, les sous-préfètes des arrondissements de Tarbes et d’Argelès-Gazost, les maires des communes des Hautes-Pyrénées, les services de police nationale ainsi que le groupement de gendarmerie départementale.