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Pyrénées – Michel Lanne, 23 ans au PGHM : une page se tourne pour le secouriste de montagne


Après plus de deux décennies passées au sein du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), Michel Lanne a annoncé son départ sur sa page Facebook. Dans un témoignage empreint de sincérité, il revient sur un métier qui a forgé sa vie, ses joies, ses doutes et l’indéfectible fraternité qui unit les secouristes.

Pour Michel Lanne, le PGHM n’a jamais été un simple lieu de travail. C’était une évidence, presque un héritage. Enfant, il observait son père partir en mission, grimper dans « cet énorme hélicoptère bruyant et effrayant », et rentrer parfois au milieu de la nuit. À la question innocente : « Tu as sauvé des gens ? », son père répondait d’un « sourire timide et rempli d’humilité » qui a façonné le rêve du jeune garçon. Ce rêve s’est concrétisé tôt : « Je suis en PGHM depuis mes 18 ans, comme mon père », écrit-il. Un parcours de 23 années, marqué par l’engagement et l’exigence d’un métier où chaque intervention peut bouleverser une vie.

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Une vocation façonnée par la montagne et le secours

Pour Michel Lanne, le PGHM a été bien plus qu’une carrière : « Ce métier a été ma vie, mon guide, il m’a construit, façonné, endurci, mais aussi terriblement bousculé et mis à l’épreuve. » Le secouriste rappelle l’intensité d’un quotidien où la dimension physique rejoint la charge psychologique. Les décisions se prennent « en quelques secondes », souvent dans des conditions extrêmes, toujours au bénéfice de la vie d’autrui.

Il décrit une unité soudée par un sens aigu du devoir : « Être en PGHM, c’est faire partie d’une famille. » Une famille composée de gendarmes, mais aussi de pilotes, mécaniciens treuillistes, médecins ou pompiers, « des personnes qui deviennent des amis ».

Entre drames et gratitude : la réalité du secours en montagne

Sous les images impressionnantes de montagnes, d’hélicoptères ou de neige, Michel Lanne rappelle la réalité parfois douloureuse du secours : « Derrière les belles images (…) se cachent aussi des drames, des souffrances, des tragédies. »

Des accidents qui ont ébranlé, parfois fait douter. Le secouriste confie avoir « détesté ce métier au moins autant » qu’il l’a aimé, en raison de l’impact émotionnel laissé par certains événements. Il pense à ses collègues disparus, aux missions marquantes, « à ces destins brisés… »

Mais ces moments sombres n’effacent pas la lumière : « Je me raccroche aussi à ces vies sauvées, à ces “Merci”, à ces regards emplis d’émotion et de larmes de soulagement. »

Une fierté intacte au moment de tourner la page

Après 23 ans de missions, de défis et d’humanité, Michel Lanne quitte le PGHM avec gratitude : « J’ai beaucoup donné pour ce métier, et la Gendarmerie, au travers du PGHM, me l’a rendu au centuple. Je me suis réveillé chaque matin avec le sourire. »

Son message se referme comme un hommage : au métier, à la montagne, aux camarades, à cette vocation qui l’a accompagné depuis l’enfance. Une page se tourne, mais l’empreinte du secouriste restera, elle, indélébile.



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