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Condamnation du maire de Tarbes Gérard Trémège : qui va devenir maire ?
Les spéculations vont bon train pour la succession de Gérard Trémège, après sa condamnation, même si, pour l’heure, sa première adjointe tient la corde.
Où en est-on de la situation actuellement ?
À l’heure actuelle, Gérard Trémège est toujours maire de Tarbes. Sa mise en retrait exprimée oralement à la sortie du tribunal suite à sa condamnation notamment à une peine d’inéligibilité de deux ans, et en bureau municipal lundi soir, demande confirmation officielle.
Le tribunal correctionnel de Pau doit aviser la préfecture des Hautes-Pyrénées de la condamnation du maire de Tarbes, notamment de sa peine d’inéligibilité. Ensuite, le représentant de l’État doit lui notifier sa démission.
Néanmoins, en attendant cette notification administrative, c’est sa première adjointe Andrée Doubrère qui a été « désignée » pour gérer les affaires courantes. Quand la démission de Gérard Trémège, reconnue comme « un empêchement » au regard de la loi, sera effective, c’est elle qui assurera la suppléance, en attendant l’élection d’un nouveau maire.
Quand et comment l’élection du nouveau maire de Tarbes aura-t-elle lieu ?
L’élection d’un nouveau maire doit avoir lieu dans un délai de quinze jours suivant sa démission. Ce sont les conseillers municipaux qui doivent procéder à l’élection du nouveau maire, qui présidera aux destinées de la ville jusqu’aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains où les Tarbais seront cette fois-ci invités à élire un nouveau maire, au suffrage universel direct.
Qui sera le prochain maire de Tarbes ?
De sources concordantes, lors du dernier bureau municipal qui a regroupé lundi soir les adjoints de la majorité municipale, Andrée Doubrère a été plébiscitée pour succéder à Gérard Trémège sans que celui-ci, a priori, ne donne de consigne particulière. Mais Gilles Craspay et surtout Romain Giral ont fait savoir qu’ils pouvaient se rendre « utiles ».
L’avocat de profession, adjoint en charge des finances du maire de Tarbes, président des Républicains des Hautes-Pyrénées et conseiller régional, n’a toujours pas pris position dans la course aux municipales, entre Michel Garnier candidat « désigné » par Gérard Trémège, Pascal Claverie, son ancien premier adjoint « dissident », et même Eric Peyrègne, candidat de l’Union des droites.
S’il ne sort pas du silence dans les prochains jours, ne court-il pas le risque de disparaître de la scène politique locale, surtout si les prochaines élections régionales s’avéraient défavorables pour lui ?
Concernant les oppositions, Pascal Claverie, ancien premier adjoint « dissident » de Gérard Trémège, a déclaré ne pas vouloir faire acte de candidature au prochain conseil municipal, préférant s’en remettre aux suffrages des Tarbais en mars.
« C’est l’affaire de l’équipe de la majorité municipale qui essaie de perpétuer un système en place qui est train de s’effondrer de l’intérieur. La logique veut que ce soit le premier adjoint de la ville qui prenne la suite ». Autre élu de l’opposition, Pierre Lagonelle, candidat de « Tarbes pour tous », est un peu plus circonspect : « Je ne suis pas candidat, en tout cas pour le moment ».
Si Andrée Doubrère est élue par le prochain conseil municipal, comme cela semble pour l’instant l’hypothèse la plus probable, elle sera la première femme maire de Tarbes.