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Face aux incertitudes budgétaires, Le Parvis scelle un pacte pour préserver son avenir
Malgré les tensions budgétaires qui fragilisent le monde culturel, les partenaires publics et privés de la Scène nationale du Parvis Tarbes-Pyrénées ont renouvelé jeudi leur engagement jusqu’en 2028. Une convention stratégique qui garantit la poursuite du projet artistique de la Scène nationale et affirme son rôle central dans l’accès à la culture sur l’ensemble du territoire.
« Serrons-nous les coudes pour préserver ce joyau qu’est la scène nationale du Parvis » : président du conseil d’administration du Parvis, Marc Bélit a résumé en une phrase l’enjeu autour de la convention pluriannuelle d’objectifs 2025-2028 signée jeudi soir au Méridien, à Ibos.
« Une feuille de route pour quatre ans » qui « lie l’État, les collectivités, les mécènes privés, l’association du Parvis, son directeur Frédéric Esquerré et même les habitants du territoire » au service de la diffusion artistique sous toutes ses formes.
Évoquant un passé plus doré pour la culture, Marc Bélit aurait aimé qu’à « objectifs » soit ajouté « moyens » car « les restrictions budgétaires nous exposent à une certaine fragilité prospective ». Mais « le pacte moral » signé engage les partenaires qui, pour la plupart, ont décidé de maintenir leur financement à la scène nationale de Tarbes-Pyrénées.
Ce document « traduit l’exigence de faire rayonner la culture sur le territoire, au plus près des habitants », dans un département rural éloigné des grandes métropoles, s’est réjouie Émilie Favaro, maire d’Ossun et déléguée de la CATLP (communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées).
« Beaucoup plus qu’un acte administratif, cette convention est un acte de confiance », a déclaré Pascale Péraldi, élue de la Région, qui renouvelle son soutien, tout comme la CATLP, le Département et le groupement d’intérêt économique (GIE) du Méridien d’Ibos, représenté par son PDG, Davy Saint-Laurent.
« Dans l’exception culturelle française, le Parvis (qui est l’une des soixante-dix-sept scènes nationales que compte notre pays) est une exception dans sa construction de partenariat entre le public et les forces privées », a souligné Davy Saint-Laurent.