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« J’ai fait ça parce que je l’aimais » : un détenu harcèle son ex-compagne par téléphone depuis sa cellule
Un détenu de la maison d’arrêt de Tarbes a une nouvelle fois comparu devant la justice. Depuis sa cellule, il harcelait son ex-compagne par téléphone.
Extrait de sa cellule de la maison d’arrêt de Tarbes, un homme d’une quarantaine d’années a été jugé en audience de comparution immédiate pour « appels malveillants répétés » envers son ex-compagne. Déjà incarcéré au moment des faits, il n’était pourtant pas censé détenir de téléphone en détention.
Entre janvier et avril, le prévenu n’a eu de cesse d’envoyer des messages pour crier son amour, de jour comme de nuit. « Vous avez passé 87 appels à votre ex-conjointe, qui a signalé ces faits. Elle ne voulait plus vous parler, alors pourquoi insister ? », a interrogé la présidente à l’audience.
Dans le box, l’homme a tenté de se justifier, visiblement mal à l’aise. « Parce que lorsqu’on était ensemble, sa famille ne voulait pas qu’on se voie. Alors elle faisait semblant de ne pas vouloir me parler pour que sa famille croie qu’on n’était pas ensemble. Mais depuis, j’ai compris. »
Téléphone contre cigarettes
Face au silence de la jeune femme, qui avait cessé de répondre, le prévenu n’a pas renoncé. Il a sollicité une amie commune pour transmettre des messages, poursuivant ainsi ses tentatives de contact malgré une interdiction judiciaire. Un comportement loin d’être isolé. L’homme avait déjà agi de manière similaire avec une précédente compagne.
À la barre, les magistrates se sont également attardées sur les conditions dans lesquelles le détenu avait pu se procurer un téléphone portable en prison, ce qui lui a valu des poursuites pour recel. « C’est vrai que j’avais un téléphone en prison. Je l’ai eu en échangeant des cigarettes ou d’autres choses. C’est courant », a-t-il reconnu sans détour.
Malgré l’interdiction d’entrer en contact avec la dernière victime en date, il a poursuivi ses appels, invoquant des sentiments amoureux. « Je l’aimais, c’est pour ça. Jusqu’à ce que je lise tout ce qu’elle a dit sur moi. »
Incapable de se maîtriser
Le passé judiciaire du prévenu n’a pas joué en sa faveur. Déjà condamné à cinq reprises, notamment en octobre 2025 pour des violences commises sur la même victime (faits à l’origine de son incarcération actuelle), il semble incapable de se maîtriser. « Qu’est-ce qui peut arrêter Monsieur ? », a lancé la procureure, requérant une peine de huit mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.
Défendu par Maître Lola Toulouze, le prévenu a finalement été condamné à cinq mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Le tribunal a également prononcé une interdiction d’entrer en contact avec la victime pour une durée de trois ans.