Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

La boulangerie des apprentis cartonne : ce lycée de Tarbes propose un jour de vente supplémentaire


l’essentiel
Tous les vendredis, la boulangerie d’application du lycée Lautréamont, à Tarbes, est prise d’assaut. Le succès est tel que l’établissement a décidé d’ouvrir un créneau supplémentaire pour la vente, le mercredi.

Ce n’est pas une boulangerie comme les autres. Il y a du pain de tradition, des viennoiseries et même des Paris-Brest, des religieuses, du flan et des tartelettes au chocolat derrière la vitrine. La différence, c’est qu’ici, ce sont les élèves du lycée des métiers Lautréamont qui mettent la main à la pâte. Plus exactement, 24 élèves de seconde, autant en première et en terminale.

Une boulangerie atypique qui existe depuis 1980. Mais depuis cinq ans, l’établissement s’est équipé d’une  » véritable  » boutique pour vendre ses productions. C’est simple : à chaque ouverture, le vendredi de 14 heures à 16 heures, les confections s’écoulent comme des petits pains.  » Dans le cadre du programme scolaire, nous proposons une vente par semaine, en fait, pour les élèves, il s’agit d’un travail pratique « , précise Bertrand Sadou, l’enseignant en boulangerie.

Ce vendredi, la boutique ne désemplit pas. En trente minutes de vente, l’étal est presque dévalisé. Et derrière le comptoir, c’est le branle-bas de combat.  » Il faut recharger les gâteaux « , indique l’enseignant.  » Dans quoi je mets les pizzas ? « , demande un apprenti. Joyeuse effervescence. En deux heures, le point de vente recevra près de 50 clients. Parmi eux, du personnel de l’établissement, mais aussi des clients fidèles.  » Je suis venu la semaine dernière et je reviens, d’abord, parce que c’est très bon et ensuite parce que cela permet de découvrir le travail des élèves « , souligne Fabrice.

Une nouvelle ouverture le mercredi

Une bonne action, donc, mais aussi un bon rapport qualité prix.  » C’est tout à fait correct « , résume le client. Pour quatre chocolatines, trois baguettes et un grand gâteau basque, il s’en tire à 8,40 €. Comptez 0,80 € la baguette, 1 € le pain, 0,80 € la viennoiserie. Imbattable. Didier et Josiane sont arrivés ici grâce au bouche-à-oreille. Le couple vit dans le quartier. Leur addition s’élève à 10 euros pour un tas de viennoiseries, de chouquettes, de pain, de parts de pizzas… Mais ce n’est pas la seule bonne raison :  » On tient aussi à soutenir et motiver les élèves « . Les tarifs sont votés lors du conseil d’administration du lycée et les recettes intègrent le budget de l’établissement pour compenser l’achat des matières premières.

Le succès est tel que le lycée a décidé d’ouvrir un nouveau créneau pour la vente, le mercredi.  » On a davantage d’élèves inscrits en boulangerie-pâtisserie et donc, davantage de production à écouler « , explique Nathalie Idrac qui s’occupe de la vente.  » L’idée n’est vraiment pas de concurrence les boulangeries-pâtisseries professionnelles. Cela reste de l’apprentissage « , souligne Bertrand Sadou, le formateur. Le goût d’apprendre et le goût du reviens-y.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *