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Les retraités manifestent contre le budget Lecornu bis : gel des pensions, perte de pouvoir d’achat et hausse des franchises médicales


l’essentiel
Près de 150 personnes ont manifesté ce jeudi matin à Tarbes, des retraités qui protestent contre les mesures d’austérité du gouvernement et dont ils estiment être les premières victimes.

« Nous sommes les premiers visés par le projet de budget du gouvernement Lecornu bis, qui reprend les mêmes mesures d’austérité de Bayrou. » Visiblement, les commentaires du Béarnais sur les retraités, qualifiés de « privilégiés », n’ont pas été oubliés. À l’appel de la CGT et de la FSU-retraités, ils étaient près de 150 à manifester ce jeudi matin. « Parce que le projet de budget nous impacte davantage que les autres catégories, entre le gel des pensions en 2026, et la sous-indexation jusqu’en 2030, la perte de pouvoir d’achat est de 1,4 % en 2026. Quant à l’année blanche, si elle est appliquée, elle fera perdre en moyenne 350 € par an aux retraités, contre 105 € pour un salarié, 180 € pour un chômeur. Et puis parlons de la suppression de l’abattement fiscal de 10 %, remplacé par un forfait de 2000 €. Des personnes non imposables le deviendront, à partir d’une retraite de 1 600 €, c’est pénalisant, est-ce à dire que l’on est « riche » avec 1 600 € ? »

Les pensions et le reste

Bien sûr, les pensions sont au cœur des revendications, mais pas seulement. « En matière de santé, les retraités sont forcément plus malades, or le doublement des franchises médicales, qui augmente le reste à charge sur les médicaments, les consultations médicales, va impacter le pouvoir d’achat et donc de se soigner. Ce n’est pas aux retraités de combler le déficit de la Sécurité Sociale, qui va fêter ses 70 ans. » Autre sujet d’inquiétude, le recul des services publics, « dont les retraités ont particulièrement besoin, que ce soit en matière de santé ou pour la vie quotidienne. » Seul « maigre » satisfecit, la suspension de la réforme des retraites. « Nous la combattons depuis 2023, c’est un répit, mais nous exigeons toujours son abrogation. » Bref, les retraités se sentent particulièrement « visés » et exigent un « budget de rupture, avec l’indexation des pensions a minima sur l’inflation, la revalorisation des pensions et des prestations sociales, le maintien de l’abattement fiscal de 10 % et l’abandon du doublement des franchises médicales. » Une délégation a été reçue en préfecture.



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