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Nettoyage des déchets agricoles devant la préfecture de Tarbes, un soulagement pour les riverains face aux nuisances olfactives et sanitaires
Le grand nettoyage a commencé devant la préfecture des Hautes-Pyrénées à Tarbes où des déchets verts, agricoles et des pneus sont restés stockés pendant un mois après l’action des agriculteurs en lutte contre la gestion de la crise de la dermatose nodulaire. Les riverains qui se plaignaient de la situation se disent soulagés.
« C’est un grand soulagement, même si ça a pris du temps ». Un riverain de la préfecture des Hautes-Pyrénées souffle en voyant les pelles mécaniques attaquer l’évacuation des dizaines de tonnes de déchets déversées par les agriculteurs le 23 décembre dernier. Une manière pour les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA de manifester leur colère dans la gestion de la crise de la dermatose nodulaire infectieuse par les pouvoirs publics. Ils contestent toujours le protocole qui prévoit l’abattage systématique du troupeau quand un bovin est malade.
« Heureusement que c’est l’hiver et qu’il a plu, je n’imagine pas les odeurs avec la chaleur, réagit le riverain. En plein été ça aurait été insupportable. Il paraît qu’il y en aurait pour deux millions d’euros pour nettoyer tout ça”.
En décembre dernier, les Jeunes Agriculteurs 65 et la FDSEA 65, après avoir libéré le péage d’Ibos de l’A64, s’étaient tournés vers le centre-ville de Tarbes pour mener leurs actions. Deux jours avant Noël, un long cortège de tracteurs attelés avait convergé vers le centre-ville de Tarbes avant de déverser des dizaines de tonnes de déchets verts, agricoles et autres. Ensilage, pneus, branches et troncs d’arbres… Tout le parvis de la préfecture était recouvert par ces déchets.
Un grand soulagement pour les riverains
Une mauvaise surprise pour l’ensemble des riverains de la place de la préfecture. Dès le lendemain matin, les services municipaux avaient dégagé les accès à la préfecture, portillon et portail principal.

La présence d’ordures en face de son palier était devenue insupportable pour cet habitant, qui comme ses voisins, a dû subir pendant près d’un mois les odeurs nauséabondes diffusées par les monceaux de déchets. Il indique avoir même aperçu des rats dans les environs.
Durant deux jours, les équipes en charge du nettoyage ont dû trier les déchets avant de les évacuer et de procéder au nettoyage.
La situation a suscité la colère et les protestations des Tarbais, premières victimes de la colère des agriculteurs. Nombreux se sont plaints des nuisances olfactives et sanitaires entraînées par l’accumulation d’ordures devant les immeubles.