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Stado : « Il nous manque surtout du talent », le constat amer des Tarbais contre leur nouveau bourreau Bourg-en-Bresse
Si l’exercice 2025/2026 restera dans les mémoires des supporters avec la série historique de défaites, les deux rencontres contre Bourg-en-Bresse auront marqué des tournants dans la saison d’un Stado trop limité pour exister.
Coup d’œil dans le rétroviseur. Un soir de septembre dans l’Ain. Une semaine après leur première victoire de la saison à domicile contre Périgueux, les Tarbais se déplacent à Bourg-en-Bresse pour le compte de la 4e journée de Nationale. Une rencontre que Stéphane Ducos et ses hommes ont « cochée » contre une équipe « de leur championnat ». C’est donc plein d’intentions que les Bigourdans se déplacent chez des Burgiens qui, en ce soir de 12 septembre, n’ont toujours pas gagné le moindre match depuis le début de la saison, après une défaite et deux matchs nuls.
Au contraire, c’est avec une jauge de confiance assez haute que Florian Lamothe et ses coéquipiers se rendent chez les Violets. Avec leur première victoire en poche et une sortie convaincante à Suresnes, l’espoir est de rigueur. D’autant plus dans une saison qui s’annonce des plus difficiles. « Avec le staff, on a senti le déclic à Suresnes », affirmait l’entraîneur des arrières Anthony Bourgeois avant cette quatrième journée. « Sur les deux derniers matchs, on a senti un engouement, une solidarité au niveau du collectif qui est monté d’un cran. » Une première victoire à l’extérieur que les Bigourdans ont touchée du doigt et après laquelle ils courent toujours à l’aube de février.
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Et pour cause, jusqu’à la 75e minute, ce sont eux qui menaient au score sur la pelouse de Marcel-Verchère. Jusqu’à une relance hasardeuse de Thomas Millet, successive à plusieurs erreurs individuelles, offrant les 3 points de la victoire à Florent Massip (23-22). S’il est coutume de dire que « si ma tante en avait, ce serait mon oncle », si les Tarbais avaient accroché la victoire à Bourg-en-Bresse ce soir de septembre, ils n’en seraient pas là où ils en sont après la douzième défaite consécutive au soir de la 16e journée.
« Un manque de maturité et de talent »
« Dès qu’on va gagner, je vous promets qu’on va être le vrai poil à gratter du championnat. Il faut juste qu’on arrive à faire pencher la balance en notre faveur », confiait Johan Paulet après la défaite contre Chambéry. Mais voilà, pour accrocher des victoires qui vous tendent les bras dans un championnat de plus en plus élitiste, il faut pouvoir se reposer sur des joueurs de talent. À l’image d’un Florent Massip à Bourg-en-Bresse, qui n’a pas tremblé au moment de passer la pénalité de la gagne sur sa pelouse et qui a marqué 27 des 32 points, vendredi soir à Trélut.
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Seul problème des joueurs de talent, il faut les recruter et les payer. Et c’est là que le bât blesse pour les Tarbais. Après le départ de Lionel Terré, les économies ont dû être drastiques. Si des économies ont été faites partout, l’effectif en a aussi pâti, avec plusieurs centaines de milliers d’euros économisés sur la masse salariale de l’équipe.
Et dans un championnat qui ressemble un peu plus chaque année à une course à l’armement, le Stado a donné l’impression de se battre avec une épée en bois. « Si on avait eu l’effectif de l’année dernière, on aurait joué le top 8 cette année. Aujourd’hui, c’est trop compliqué, il nous manque de la maturité et surtout du talent à des postes clés », soufflait un membre du club au milieu de la saison.
Avec neuf rencontres à disputer d’ici la dernière journée, la seule question qui persiste reste : à quoi va ressembler la fin de saison du Stado ?
Car si mathématiquement tout n’est pas fini, pour la première fois de l’année, les Bigourdans ont semblé baisser les bras, battus par une équipe qui a tué leurs ambitions à deux reprises.