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Patrick Vignes réélu à la tête de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées :  » L’agglo a tous les atouts en mains »


l’essentiel
Réélu président de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, après en avoir assuré l’intérim depuis décembre, Patrick Vignes dévoile ses grandes orientations, prône l’équilibre des territoires et des sensibilités. Et il trace sa feuille de route.

Patrick Vignes est donc le nouveau président de la CA-TLP. Ce n’est pas une surprise, il a assuré l’intérim après la démission de Gérard Trémège en décembre, il sait où il va, il en a été le 1er vice-président depuis 2017. Alors, il va où, justement ?

Comment se passent les premières semaines de cette « nouvelle agglo »

On a eu beaucoup de travail en amont, pour préparer la gouvernance, et ce n’est pas fini ! Après, on n’est pas partis de zéro, on a un peu de vécu, on s’est appuyés sur les bases lancées par Gérard Trémège en 2017 puis 2020. Mais il a fallu intégrer de nouveaux maires et délégués, suite aux dernières élections, soit un quart des élus, tout de même. Le défi, c’est de rassembler 133 délégués, tous différents, par leur territoire, par leur sensibilité, et de construire une équipe, avec les bonnes personnes au bon endroit. Mais je pense qu’on a réussi à préserver les équilibres. Ensuite, il faut les réunir autour d’un projet commun, c’est ça qui est intéressant. Et là aussi, je pense qu’on a réussi, parce que le projet, on l’a dessiné ensemble et on va le peaufiner. De manière collective.

Justement, quels en sont les grands axes ?

C’est d’abord cette gouvernance apaisée et partagée. Plus concrètement, il ressort des entretiens que j’ai eus avec tous les maires de l’agglo qu’il y a deux grandes attentes, que je partage : d’abord l’attractivité et donc le développement économique, et le bien-être de ses habitants. Il y a aussi une volonté sous-jacente, celle d’un virage « vert », en allant vers davantage d’écologie. J’ai aussi ressenti un besoin des élus de prendre davantage le temps de bâtir les choses, d’être davantage acteurs. C’est aussi le souhait de nos services. L’ambition est là, et elle sera collective, avec le souci permanent de veiller à nos finances, surtout en matière de fonctionnement. Investir, créer quelque chose, c’est presque facile, on emprunte au besoin, mais après, il faut faire « tourner la machine », il ne faut pas que le fonctionnement devienne un poids.

Parmi les priorités des priorités, il y a quoi ?

Oh, beaucoup de choses… D’abord, la rocade nord de Tarbes, en collaboration avec le Département. On prendra notre part. Ensuite, il y a la ZAC de Séméac-Soues. Certains ont reproché que nous n’ayons pas été plus volontaristes sur la création de la voirie qui relierait le péage de Tarbes-est à la RD 8. Ce n’était pas seulement une question de volonté mais aussi de contraintes administratives concernant la gestion des eaux, pour faire simple, l’implantation d’un bassin d’expansion des crues. Nous attendons les derniers résultats des études pour lancer l’opération, dans les mois qui viennent. Quant à la zone elle-même, il y a un gros projet d’implantation, mais il est un peu tôt pour en parler. Ensuite, nous avons l’aéroport, qui marche très bien, dont il faut conforter l’enracinement. Et nous voyons d’un bon œil le projet de création d’une gare multimodale sur la zone, en lien avec le futur hôpital.

L’hôpital, c’est aussi une priorité ?

Nous ne sommes pas maîtres d’ouvrage. Il ne faut pas oublier que c’est l’État, qui met 300 M€ sur la table, ce n’est pas rien ! Ensuite, je ne suis pas un spécialiste de la chose médicale, mais si j’écoute les professionnels, un hôpital de pointe est nécessaire, pour ne pas dire vital, il attire forcément des praticiens jeunes, des méthodes nouvelles, et donc davantage d’activité. Même si certains élus sont encore réticents, certains ont même fait campagne contre le projet, mais je pense que nous parviendrons à un consensus, pour le bien du territoire. Et pour le bien-être de sa population, on y revient.

Parmi les nouveaux élus, il y a beaucoup de Tarbais depuis les dernières élections. Comment ça se passe ?

Honnêtement, très bien. J’ai longuement échangé avec Pascal Claverie, il sait où est l’intérêt général. Certes, Tarbes pèse, et c’est normal, mais il y a beaucoup d’autres élus qui sont des chevilles ouvrières, je pense à Jean-Claude Beaucoueste, Thierry Lavit, Emmanuel Alonso. Pascal Claverie en fait partie. Et on est tous en mode projets, on est prêts. On a les atouts en mains, c’est à nous de jouer. Collectivement.



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