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Petits As de Tarbes : après la première journée de qualifications nationales, les Bigourdans sont déjà au tapis
La première journée des qualifications nationales a mis à terre les trois représentants bigourdans. Trois défaites, mais de l’espoir pour Chiara Mancone qui reviendra en 2027 avec de l’ambition.
Chiara Mancone a payé pour apprendre
A 12 ans, Chiara Mancone n’a pas à rougir de son premier passage sur le Central tarbais. Opposée à Lila Blondeel (4/6), la Séméacaise aura longtemps tenu tête à la Lilloise qui lui rendait pourtant deux classements. Mais au final, l’expérience et le classement ont fini par se faire ressentir pour la protégée de Patrick Eberhardt, qui s’est inclinée en deux sets 6-3, 6-4 après plus d’une heure 15 de combat. Un combat qui a commencé dès les premiers points de la rencontre. Et pour cause, les deux joueuses ont peiné à remporter leur engagement. Si la Séméacaise va réussir à garder son service d’entrée, elle se fera breaker sur le deuxième après avoir manqué deux opportunités pour prendre le service de son adversaire (1-2).
En faisant la course derrière, la Bigourdane ne va jamais parvenir à faire son break de retard et va même se trouver plusieurs fois en danger sur son engagement. Malgré plusieurs opportunités sur service adverse, Mancone ne réussit pas à se mettre en position de break et finit même par céder sur son dernier engagement pour laisser le premier set à son adversaire (6-3). Touchée mais loin d’être abattue, Mancone va revenir dans le deuxième set avec plus d’intention.
En profitant des très, trop, nombreuses fautes de son adversaire sur service, la Bigourdane va breaker d’entrée de set. Seul problème, elle ne va pas réussir à tenir son engagement dans la foulée. Quand bien même elle va faire la course en tête dans le second set, elle ne va jamais parvenir à confirmer le break. Au contraire, c’est la jeune Lilloise qui va tenir en premier son service pour breaker dans la foulée (5-3) et s’adjuger le set sur le service de la Haut-Pyrénéenne, qui n’a pas caché sa déception après la défaite. « J’espérais faire mieux mais je pense que j’ai subi la pression et le fait de jouer sur le Central devant autant de monde », confiait la joueuse de 12 ans. Une pression que son entraîneur a aussi ressentie dans les box. « J’ai vu qu’elle ne lâchait pas ses coups comme à l’entraînement. Dans le deuxième set, après, elle a un peu baissé le régime physiquement et c’est dommage parce qu’il y avait la place d’embêter son adversaire, qui était très en difficulté au service », analyse Patrick Eberhardt.
Reste que la performance de la Séméacaise lui servira au moment de revenir l’année prochaine pour viser le tableau principal. « C’est l’objectif », a déjà prévenu Chiara Mancone.
Raphaël Cassin, un tout p’tit tour…
La marche était peut-être trop haute pour le jeune Raphael Cassin (15/2), wild card bigourdane sur ces qualifications nationales. Il faut dire que son adversaire, Shams El Ouhichi (5/6, Annecy), lui rendait 3 classements. Et même si le pensionnaire de l’UAT tombait en fin de match dans les bras de sa mère, il n’avait rien à regretter, ou presque…
« Je voulais trop marquer le point, en revers je faisais trop de fautes… Après le coup droit, ça a marché, mais des fois j’étais en retard. Je me suis fait plaisir tout de même. C’était ma dernière année et je vais garder ça en tête » avouait Raphael Cassin à la sortie du Central tarbais. Breaké d’entrée par l’Isérois, Cassin se reprenait sur la mise en jeu suivante. Mais voulant finir les points au plus tôt, tombant dans la précipitation, le Bigourdan voyait les jeux défiler dans une première manche que El Ouhichi bouclait (6-1) en 24’.
Sur le même tempo, l’Isérois allait prendre les deux premiers jeux de la seconde manche. En face, Cassin se remettait pourtant dans le coup, revenant à 2-2 avant d’avoir des balles de break à 3-2. Mais hélas, El Ouhichi allait accélérer, et profiter des fautes de son adversaire pour filer au deuxième tour (6-2). « C’est un ensemble de tout. C’est vrai qu’il a fait 8 ou 9 doubles fautes dans la partie, après il n’a pas l’habitude de jouer à ce niveau, à 5/6 c’est un peu dur. Moi, je pense que ce qui a pêché aussi, c’est dans le replacement, et après un peu de frustration, de crispation. Le tout restait de se faire plaisir malgré le score… » analysait son coach à l’UAT, Pascal Ragonnet.
Pour Cassie Dorgans, la marche était bien trop haute
L’espoir n’aura duré que trois jeux pour l’Uatiste Cassie Dorgans. Les trois premiers jeux du premier set. Alors qu’elle était menée 2-1 avec service à suivre, la jeune Bigourdane était bien installée dans son match. Seul problème, elle va perdre le fil dans la foulée et ne plus jamais le retrouver. Mise à mal par Maha Daoudi (4/6), deux classements au-dessus, la Bigourdane n’a pas trouvé les solutions pour se remettre dans le match.
Un match qui, à l’image du premier set, bouclé en 25 minutes sur le score de 6-1, est passé en un éclair. Dépassée par les événements, la Bigourdane a tenté, un temps, de se reprendre dans le deuxième set. Dans la foulée de son service perdu, Cassie Dorgans a débreaké pour réveiller des tribunes qui ne demandaient qu’à s’emballer derrière la dernière « locale ».
Un emballement de courte durée puisque Maha Daoudi va prendre les choses à son avantage et mener 4-1 rapidement. Plombée par son trop grand nombre de fautes, la joueuse de Tarbes va accuser le coup et laisser le match à son adversaire sur une nouvelle faute directe. Un deuxième set finalement perdu 6-2 pour baisser les armes en moins d’une heure (58 minutes).
Et si la marche semblait haute avant le match, elle l’était peut-être plus que prévu. « On s’attendait à un match difficile, reconnaît Florian Ramonet, l’entraîneur de Dorgans. Le score reflète vraiment le match. Elle est bien rentrée dans le match mais elle a perdu le fil conducteur. Après, elle s’est trop précipitée, elle a commis trop de fautes directes. Ça ne lui a pas permis de mettre la pression sur son adversaire. C’est un score logique. Maintenant, il reste à savoir pourquoi elle a perdu le fil du match. C’est surtout ça qui est inquiétant et pour lequel il faudra trouver la cause et les solutions. Parce que les Bigourdanes sont toujours attendues ici, mais il faut savoir pourquoi elle n’a pas pu répondre présente. »
Au final, comme l’année dernière, la Bigorre n’a pas passé le jeudi.