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À deux jours d’un déplacement compliqué à Périgueux, le Stado Tarbes Pyrénées Rugby reste lucide sur sa situation après une série de défaites, mais affiche une volonté intacte. Jonathan Duffau et Florian Lamothe soulignent la nécessité de transformer l’engagement du groupe en résultats et d’aborder chaque match avec confiance et stratégie.

À l’approche de la 16ᵉ journée de championnat, le Stado Tarbes Pyrénées Rugby a tenu sa traditionnelle conférence de presse ce jeudi 15 janvier 2026. Avant le déplacement prévu samedi à Périgueux, Jonathan Duffau est revenu sur la dernière défaite, l’état d’esprit du groupe et les ambitions tarbaises pour la suite de la saison.

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Une défaite difficile à digérer

La courte défaite 3-0 concédée lors du dernier match a laissé des traces dans les rangs tarbais. Jonathan Duffau ne s’en cache pas. « C’est compliqué parce qu’on s’était fixé un objectif à la reprise de la nouvelle année, avec plus d’envie », explique le joueur du Stado TPR.

Dans des conditions difficiles, les Tarbais ont pourtant livré une première période qu’ils estiment aboutie. « La première mi-temps, on domine, on n’arrive pas à marquer. On a un problème là-dessus, il faut qu’on travaille plus », reconnaît-il. Face à une équipe adverse réaliste, le scénario a fini par tourner en leur défaveur. « Ils ont eu une occasion ou deux, ils ont mis les trois points et nous, on finit le match sans scorer. C’est ça qui nous fait mal. »

Continuer d’y croire malgré le classement

Avec seulement deux victoires au compteur depuis le début de la saison, la situation comptable reste délicate. Pour autant, Jonathan Duffau assure que le groupe n’a pas renoncé. « Si on n’y croyait pas, on ne viendrait pas tous les jours s’entraîner », affirme-t-il.

L’objectif est désormais d’avancer match après match. « J’espère que tout le monde a la même chose dans la tête, qu’on y croit tous. On a préparé le match, on a regardé la vidéo, on sait à quoi s’attendre », poursuit-il, soulignant l’implication du groupe dans la préparation du déplacement à Périgueux.

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Périgueux, un adversaire solide du top 6

Samedi, le Stado TPR se rendra chez une formation bien installée dans la première partie du classement. « Périgueux est dans le top 6. C’est une équipe forte sur les fondamentaux, avec une grosse défense », analyse Jonathan Duffau.

L’étude vidéo a confirmé les qualités de l’adversaire, mais les Tarbais entendent bien répondre présent. « On va tout faire pour essayer de contrer ça », assure le joueur, conscient du défi physique et tactique qui attend son équipe.

Des choix assumés, malgré les regrets

La question des points laissés en route lors du dernier match est également revenue dans les échanges. Jonathan Duffau assume les décisions prises sur le terrain. « On a une pénalité facile au début du match, on aurait pu la prendre. On ne l’a pas fait, c’est nos choix, il faut les assumer », confie-t-il.

Un discours lucide, sans chercher d’excuses, qui reflète l’état d’esprit affiché par le groupe cette semaine.

Un souvenir encourageant et l’envie de se relancer

Le déplacement à Périgueux ravive aussi de bons souvenirs. Il y a deux saisons, le Stado TPR y avait décroché sa première victoire à l’extérieur. « Forcément, on l’a un peu en tête », reconnaît Jonathan Duffau, tout en restant prudent. « On ne va pas là-bas la tête en bas pour subir. Il faut qu’on se réveille, qu’on essaye d’enclencher quelque chose, que ce soit à l’extérieur ou chez nous sur les prochains matchs », insiste-t-il.

Déplacer le ballon pour contourner la défense

Face à une équipe réputée solide dans le jeu d’avants et très performante en défense individuelle, le Stado TPR envisage différentes options. « Ils ont de bons défenseurs sur l’homme, ils sont très forts », note Jonathan Duffau.

La solution pourrait passer par davantage de mouvement. « On va essayer de jouer comme on peut pour les contourner », conclut-il, déterminé à voir son équipe livrer un match plein samedi à Périgueux.

Florian Lamothe a livré lui aussi une analyse lucide de la situation du club, marquée par une série inédite de défaites, tout en affirmant la volonté du groupe de rester mobilisé.

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Dix défaites consécutives : une situation inédite pour le Stado TPR, qui traverse l’une des périodes les plus compliquées de son histoire récente. Joueur d’expérience du groupe tarbais, Florian Lamothe ne minimise pas la difficulté du moment. « C’est une saison plus difficile que les autres », reconnaît-il d’emblée. Pour autant, le joueur refuse de céder au découragement. « Si on se relève de celle-là, ça sera des émotions plus belles que les autres aussi », estime-t-il, soulignant la nécessité de continuer à travailler sans rien lâcher malgré la pression grandissante.

Un espoir toujours présent dans le groupe

Malgré l’urgence comptable, Florian Lamothe rappelle que le Stado n’est pas totalement décroché. « On est à six points », précise-t-il, évoquant des équipes concurrentes également en difficulté.

« On va recevoir des équipes qui sont en concurrence avec nous », ajoute-t-il, pointant des confrontations directes à venir.

Cette situation entretient une certaine flamme au sein du vestiaire. « Si on n’a plus d’espoir, ça ne sert à rien de venir », résume le joueur, reprenant un message partagé par le staff. La présence et l’investissement du groupe restent, selon lui, les signes qu’il existe encore une marge pour inverser la tendance.

Le rôle des cadres pour faire basculer la dynamique

Interrogé sur la manière de provoquer un déclic, Florian Lamothe insiste sur le rôle des leaders. « On a quelques leaders, on parle au groupe, on essaie de montrer l’exemple », explique-t-il.

Le discours passe par le travail et l’exigence au quotidien. « Beaucoup travailler, faire du plus », résume-t-il, tout en rappelant que chaque match fait l’objet d’une stratégie adaptée à l’adversaire. « On essaie de rivaliser le plus possible et de les mettre en difficulté par rapport à ce qu’ils produisent. »

Des défaites parfois cruelles mais révélatrices

Si certaines rencontres ont été très compliquées, comme la lourde défaite à Nice, d’autres ont laissé de nombreux regrets. « On perd d’un point à Bourg, de trois points contre Chambéry », rappelle Florian Lamothe.

Des scénarios frustrants qui laissent penser que le Stado n’est pas si loin. « La pièce tombe toujours de leur côté. Ça veut dire qu’on ne fait pas les bonnes choses pour la faire tomber de notre côté », analyse-t-il, tout en soulignant que l’équipe reste compétitive. « Ça veut dire qu’on n’est pas loin. »

Périgueux, un défi frontal assumé

Le déplacement à Périgueux s’annonce comme un nouveau test, face à l’une des meilleures équipes du championnat dans le secteur des avants. « C’est une équipe costaud sur les fondamentaux », observe Florian Lamothe, qui estime néanmoins que ce profil peut correspondre au Stado.

« C’est une équipe qui joue devant, un peu un concasseur, et nous, devant, on sait qu’on sera présent », assure-t-il. Sans dévoiler la stratégie prévue, le joueur confirme que le staff a travaillé l’ensemble des aspects du jeu pour tenter de déstabiliser l’adversaire.

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Répondre dans le combat et rester réaliste

Conscient de la difficulté, Florian Lamothe appelle à un engagement total. « Si on le joue, c’est qu’on va répondre présent devant », affirme-t-il, évoquant un état d’esprit positif au moment de prendre la route de Périgueux.

Le discours reste toutefois mesuré. « Si on ramène un point, c’est bien. On ira chercher plus si on peut », explique-t-il, sans nier le contexte. « On est réaliste, c’est très compliqué », concède-t-il, tout en estimant que les 23 joueurs alignés laisseront « tout sur le terrain ».

Une gestion mentale mise à l’épreuve

Revenant sur le dernier match, Florian Lamothe a analysé les difficultés rencontrées, notamment en seconde période. « On passe une demi-heure chez eux en première mi-temps, on ne marque pas », regrette-t-il, listant les pénalités manquées et essais refusés qui ont pesé lourd.

« Tous ces points laissés en route font mal à la tête », reconnaît-il, expliquant que l’accumulation des défaites a également pesé sur l’intensité en seconde période.

Un regard lucide sur le classement

Enfin, le joueur ne cache pas qu’il suit l’évolution du championnat. « Je regarde tout ce qui se passe », confie-t-il. Selon lui, le haut du classement est déjà bien installé, tandis que les équipes de bas de tableau se disputent de petits points.

« On est dernier, mais on n’est pas à la ramasse non plus », conclut Florian Lamothe, convaincu que le retard reste rattrapable. Samedi à Périgueux, le Stado TPR tentera une nouvelle fois de transformer cet espoir en résultat.

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