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Stado : battus pour la cinquième fois consécutive à domicile, les Tarbais portés « dix » parus


Contre Suresnes, les Tarbais ont concédé leur dixième défaite consécutive en championnat. Fannys sur leur pelouse, ils semblent désormais tout proches de la Nationale 2.

« Si on ne gagne pas contre Suresnes, on n’a rien à faire en Nationale. » Après la défaite contre les Franciliens, les mots de Stéphane Ducos en conférence de presse avant cette 15e journée semblent condamner un peu plus les Tarbais à une descente qui paraît presque inévitable. Car plus que les mots de l’homme fort du staff bigourdan, c’est surtout la manière et la copie rendue par les pensionnaires de Trélut qui sont inquiétantes.

Inquiétante étant même un mot assez faible pour qualifier la prestation et le résultat des Bigourdans pour leur première sortie de l’année. Et pour cause, ces derniers sont rentrés aux vestiaires, après 80 minutes d’un combat acharné, avec le même nombre de points qu’au moment d’entrer sur leur pelouse. Une sortie dans des conditions dantesques, certes, mais où Florian Lamothe et ses coéquipiers n’ont jamais réussi à prendre le score.

Pourtant, s’il y avait bien un mot d’ordre avant cette rencontre, c’était la confiance, mais jamais les locaux n’ont semblé en mesure d’en engranger. Sous un déluge, dans la boue, le froid, ils ont pourtant longtemps tenu le ballon pour essayer de se remettre sur les bons rails, en vain.
Et ce n’est la poignée de supporters présents dans un Trélut qui résonnait encore plus vide que d’habitude que les Tarbais allaient trouver un supplément d’âme. Car, faut-il l’avouer, il fallait être sacrément motivé pour venir assister à cette rencontre de la 15e journée de Nationale.

Annoncé comme un « match d’hommes », le match a finalement accouché d’une guerre des tranchées entre les Tarbais et les Suresnois. Une guerre dans laquelle les locaux ont essayé de frapper les premiers. Avec des intentions louables, les Tarbais ont multiplié les assauts sur une défense de Suresnes bien en place, qui s’est contentée de pousser les Bigourdans à la faute. La première sur un en-avant de Peytavi (13e), la deuxième, trois minutes plus tard, avec un ballon égaré de la même manière qu’à la 24e minute. Trois munitions gâchées dans les 22 m pour des Bigourdans qui auraient pu capitaliser sur ce temps fort.

Déjà incapables de marquer, les pensionnaires de Trélut vont aussi faire le choix de ne pas prendre les points lorsqu’ils se présentaient pour tenter. Faute de jeunesse ou excès de confiance, la question restera sans réponse, mais les conséquences, à la vue du score final, vont donner des maux de tête au Stado.

Un geste d’humeur qui coûte (très) cher

Poussé à l’agonie par la défense francilienne, Tarbes va finir par se résigner à prendre les points, mais ni Manchot (31e), des 40 m sur la droite, ni Berbizier (51e), de 30 m face aux perches, ne vont parvenir à trouver la mire. D’autant plus dommageable que si la première, pour l’arrière tarbais, semblait des plus difficiles, celle de l’ouvreur expérimenté laissait déjà à penser que la soirée allait tourner au cauchemar. Et il n’a pas fallu longtemps pour s’en rendre compte.

Face à des Suresnois enhardis par l’hypothèse d’une victoire à Tarbes, les Tarbais vont accuser le coup physiquement, à l’image de ce maul de 30 m des visiteurs (57e). Mais dans ce genre de match, la décision arrive toujours sur un coup de dés. Comme d’habitude, il n’a pas été en faveur des Tarbais, qui se sont vu refuser deux essais de Bessonnart (28e) et Cellier (54e) et qui vont payer au prix fort la faute de Van de Ven. Une charge à l’épaule qui va offrir les trois points de la victoire à une équipe de Suresnes qui aura réussi à faire déjouer des Tarbais sifflés par leur public dans les dernières minutes à cause de leur incapacité à mettre du rythme dans le match.

Une défaite qui enfonce un peu plus le Stado, qui semble désormais sans solution et avec beaucoup de points de retard. En 2025, les Tarbais semblaient avoir touché le fond, mais en 2026, force est de constater qu’ils continuent de creuser. La crise est bien là.



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