Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

Stado : contre Rouen, une impression de déjà-vu pour des Tarbais qui ne savent plus gagner…


l’essentiel
Dominés en première mi-temps, les Bigourdans ont renversé la situation au retour des vestiaires, mais un essai tardif de Bly les a privés de la victoire. La situation devient de plus en plus préoccupante.

Si la réception de Rouen ne semblait pas être le match de la dernière chance d’après le Stado, force est de constater que ce match revêtait un contexte particulier. Et pour le comprendre, il a fallu dix grosses minutes. Une entame de match pendant laquelle les Rouennais vont monopoliser le ballon face à des Tarbais friables, en manque de confiance et avares en initiative de jeu. En témoigne ce ping-pong rugby devant des spectateurs de moins en moins nombreux, médusés face au manque de relance et d’initiatives de leurs joueurs (13e).

Reste que ce scénario va profiter à des Normands bien plus entreprenants sur le terrain. Mais quand bien même les visiteurs vont tenir le ballon et multiplier les vagues sur la défense de Tarbes, les deux buteurs vont d’abord se répondre. Et après un échec de chaque côté, Berbizier et Chayla vont se répondre pour mettre les équipes dos à dos (6-6, 25e). Un moindre mal pour des locaux qui avaient su limiter la casse, mais qui vont subir en fin de première mi-temps face aux coups de butoir des hommes de Yannick Nyanga.

Derrière deux pénalités de l’arrière rouennais, les locaux vont passer la vitesse supérieure pour mettre un grand coup derrière la tête du Stado. Pour cela, les Rouennais vont s’appuyer sur la puissance de leurs avants, et derrière un maul consécutif à une pénaltouche sur les 22 m, le pack du RNR avance jusqu’à la ligne des Tarbais. Sur une ultime charge en bord de ruck, c’est le pilier droit Diallo qui va aplatir au pied des poteaux pour refroidir un stade de Trélut qui n’en demandait pas tant (6-19, 39e).

À lire aussi :
Stado : « La blessure m’a affecté mentalement », longtemps éloigné des terrains, Julien Cantan veut se relancer face à Rouen

Une première mi-temps cahotique, proche de la honte, qui ne laissait que très peu de doutes sur l’issue finale de la rencontre. Et c’est à se dire qu’à force de se plaindre d’être arbitrés comme des petits toutes les semaines, les Tarbais ont finalement joué une première période comme des petits. Dès lors, le levier semblait simple pour le staff tarbais : il fallait jouer et tenir le ballon.

La furia tarbaise n’a pas suffi

Chose faite au retour des vestiaires, après que les murs de Trélut ont tremblé. Un coup de gueule nécessaire pour un Stado en mode survie en Nationale, qui va renverser le match en l’espace de quatre minutes. Car après avoir pilonné la ligne de Rouen pendant plus de dix minutes, mettant à la faute six fois leur adversaire, les Bigourdans vont trouver la faille grâce à un essai de Peytavi sur une combinaison en touche (13-19, 54e).

Survoltés par un Trélut réveillé et boostés par l’infériorité numérique des Rouennais, les Tarbais vont se mettre à jouer tous les ballons. Et après une transversale de Manchot pour Latorre, après une grosse défense de Van de Ven qui inversait complètement le momentum du match, le Stado se retrouvait déjà en position de force sur les 22 m adverses. Temps de jeu après temps de jeu, les hommes de Stéphane Ducos se rapprochaient de la ligne et trouvaient la faille grâce à Viola en bord de ruck (20-19, 58e).

À lire aussi :
EXCLUSIF. « On n’est pas en danger de mort », Philippe Rancoule, le président du Stado, prend la parole pour la première fois et se veut rassurant

Face à des visiteurs encore une fois à 14, Tarbes ne va pas parvenir à enfoncer le clou. Et à force de trop jouer avec sa nourriture, ça finit toujours par se retourner contre vous. Sur la seule occasion de la deuxième période, les Normands vont trouver la faille grâce à une passe au pied sur l’aile de Kevin Bly, qui marque le deuxième essai des siens en coin (20-26, 75e). Un essai synonyme de terminus des ambitions tarbaises dans cette rencontre, malgré la dernière cartouche qui sera tombée par Mathieu Berbizier.

Avec une huitième défaite consécutive et la cinquième à Trélut cette saison, la situation devient plus qu’inquiétante pour le Stado, qui pourrait se retrouver bien loin dans la course au maintien en fonction des différents résultats. Le tout à une semaine de conclure l’année civile à… Nice, qui ne devrait pas faire de cadeau en cette période de fêtes.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *