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Stado : Eric Peyrègne relève la mêlée !
Candidat aux municipales, Eric Peyrègne n’a pas tardé à rebondir sur la tempête qui secoue le club. Pour li, c’est un pan de l’histoire de Tarbes et du rugby qui s’écroule.
Les tempêtes Nils et Pedro ne sont rien à côté de celle qui secoue le Stadoceste Tarbais suite à l’annonce du dépôt de bilan. « Je sais qu’on va me taxer d’opportuniste, mais pour moi et les amis qui m’entourent, c’est un moment de deuil, c’est un pan de l’histoire de Tarbes et du rugby qui s’écroule », assure Eric Peyrègne, en rappelant qu’il a lui-même porté le maillot du club. « Le Stado, c’est aussi important que le jardin Massey ». Et de se demander comment en est-on arrivé là. « Nous, on n’a pas accès aux chiffres, mais quand je vois que certains élus de l’actuelle majorité, MM. Garnier, Gerbet, Da Costa ou Larroux étaient au conseil d’administration, je me demande quel jeu ils ont joué… Pour moi, ils se sont davantage servis du club, plus qu’ils ne l’ont servi. » Pis, il pointe « un manque de volonté politique d’aider les clubs pros tarbais, depuis des années. Je pense qu’il faut enlever les panneaux « Tarbes Ville Sportive », c’est ridicule ! » Pourtant, il souligne la qualité de l’association qui porte, outre le club, l’école de rugby. « La formation tarbaise est reconnue pour sa qualité, mas c’est pareil, sans un soutien fort… »
« Un vivier de partenaires à fédérer »
« Maintenant, il faut penser à l’avenir, reconstruire ; La clé, c’est de fédérer, d’autres clubs l’ont fait, il faut arrêter de dire que les budgets, c’est difficile. D’autres y arrivent ! Il y a ici un vivier de partenaires, souvent passionnés de rugby, qu’il faut réunir, rassembler, autour d’un projet. Mais certains préfèrent les emmener à Cardiff, plutôt que de les intéresser au club de leur ville… Nous, on nous a « empêchés » d’amener des partenaires, pour des raisons politiques. Aujourd’hui, la seule solution, c’est de bâtir un club de l’agglomération, après tout ça marche pour le basket masculin avec l’Union Tarbes-Lourdes. Le Stadoceste Tarbais n’appartient à personne, ou plutôt si, aux Tarbais, on ne peut pas laisser tomber une telle institution. »