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Stado : voyage en terre connue pour les Tarbais


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Pour la deuxième année, les Bigourdans vont traverser la France pour se rendre dans le Nord et affronter Marcq-en-Baroeul, un long déplacement, pourtant loin d’être le plus difficile, qu’il faudra toutefois encaisser pour performer face à une équipe qui attend la venue des Bigourdans avec le couteau entre les dents.

C’est le visage marqué par la mort de Roland Bertranne que Stéphane Ducos s’est présenté à l’habituelle conférence de presse d’avant-match. « C’est une personne qui a toujours été présente dans la vie du rugby haut-pyrénéen et au comité Armagnac-Bigorre où j’ai travaillé. C’était une personne aimée de tout le monde, respectée de tout le monde, une vraie bonne personne. On perd un gros monument dans les Hautes-Pyrénées », confiait l’entraîneur des avants du Stado.

Passé l’hommage à l’ancien centre des Bleus et de Bagnères-de-Bigorre, le technicien s’est penché sur la sixième journée de Nationale qui attend les Tarbais. Une semaine après la victoire contre Bourgoin, les pensionnaires de Trélut ont une nouvelle fois rendez-vous avec une équipe de bas de tableau : Marcq-en-Baroeul, lanterne rouge. Un déplacement périlleux pour le Stado qui va traverser toute la France pour se rendre dans le Nord.

Un facteur qui risque de peser au moment de disputer cette rencontre pour le maintien. « On a prévenu les joueurs lundi du trajet qui nous attendait, confie Stéphane Ducos. On les a mis face à leurs responsabilités pour leur faire comprendre qu’il fallait bien récupérer cette semaine sur les moments où on ne s’entraînait pas. On leur a aussi rappelé que les longs déplacements, c’est l’essence même du rugby et du rugby amateur d’où on vient tous à la base. Après, il y a une grosse partie en train, donc on va pouvoir faire les straps dans le train et les joueurs vont pouvoir marcher et se dégourdir les jambes, ce qu’ils ne peuvent pas faire quand on enchaîne les heures de bus, par exemple. »

« On ne fait pas tourner »

Car pour se rendre dans la périphérie de Lille, les Tarbais vont partir de Tarbes à 5 heures du matin le samedi. Un bus va les conduire jusqu’à Bordeaux où un train les amènera jusqu’à Marne-la-Vallée, où les Tarbais changeront de train pour arriver aux alentours de 14h30.

Un périple de plus de 1 000 kilomètres qui a obligé le staff tarbais à adapter sa composition. Et pour la première fois de la saison, les entraîneurs ont fait le choix d’aligner un banc avec six avants et deux arrières. « C’est en raison du déplacement, les articulations des arrières ne sont pas les mêmes que celles des avants. Mais n’allez pas voir là-dedans qu’on fait tourner. On ne fait pas tourner », prévient Stéphane Ducos. « Tous les joueurs jouent depuis le début de la saison, que ce soit avec les Espoirs, et notamment Bizien qui revenait de blessure, ou Abadie avec Lourdes et Baratgin à Bagnères. »

Plus que le déplacement, Stéphane Ducos et ses adjoints ont surtout dû composer avec les blessures et les suspendus. Car en plus de Manu et Toloeafoa, le Stado est aussi privé de Spike Salman. Victime d’une fracture de la main contre Bourgoin, le troisième ligne aile va passer par la case opération et sera indisponible trois mois. Des absences de taille pour Tarbes, qui va faire face à une équipe de Marcq-en-Baroeul au couteau entre les dents. « Ils ont besoin de gagner contre nous », reconnaît l’entraîneur des avants. « Ils produisent pas mal de jeu et on sait très bien où l’on va. C’est un match charnière parce qu’en cas de défaite, Marcq peut nous passer devant. Mais on sait qu’on doit être meilleurs défensivement, être plus pragmatiques et être plus disciplinés. »

Par « plus disciplinés », l’entraîneur des avants faisait référence au trop grand nombre de cartons récoltés en comparaison aux peu de pénalités concédées par les Tarbais depuis le début de la saison. « Si on met de côté le match de Nice, on ne concède pas beaucoup de pénalités, en moyenne. Seulement, sur les pénalités qu’on concède, on est lourdement sanctionné. Soit avec un carton jaune ou un carton rouge », regrette l’entraîneur des avants.

Alors, pour ne pas se retrouver en position de relégable, en fonction des autres résultats, les Tarbais doivent aller chercher leur premier succès à l’extérieur après être passés tout près à Suresnes et à Bourg-en-Bresse.



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