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Tarbes. Bel-Air retrouve le gaz
Trois mois après l’intoxication au monoxyde de carbone, les 97 appartements de la résidence Bel-Air vont enfin pouvoir retrouver le gaz. Le bâtiment 1 a déjà été réactivé.
Depuis le samedi 21 juin, leurs compteurs n’avaient pas bougé. Trois mois après la fuite de gaz à la résidence Bel-Air, les occupants peuvent finalement retrouver l’accès au gaz. Enfin, plus exactement, les résidents du bâtiment 1 ont l’accès au gaz depuis le mardi 9 septembre. Les prochains devront attendre encore un peu : le jeudi 25 septembre pour le bâtiment 2, le lundi 29 septembre pour le bâtiment 5, le mardi 30 septembre pour le bâtiment 3 et le mercredi 1er octobre pour le bâtiment 4.
Ces reprises interviennent après une longue série de visites et de contrôles menés par l’entreprise Qualigaz, GRDF, le syndicat de copropriété, un chauffagiste et un huissier de justice. « Ce matin encore je me suis rasé à l’eau froide. Ces derniers jours, avec la fraîcheur, ça piquait. Je ne me douchais plus chez moi le soir, à l’eau froide avec ces températures, impossible, j’avais pris l’habitude d’aller dans la famille », fait remarquer Raymond, un résident retraité.
Lui est soulagé. Il va gagner en tranquillité d’esprit et en confort : « Je suis rassuré de savoir qu’en cas de coup de froid, je pourrais allumer le chauffage ». Mais il déplore les frais dépensés pour accéder à la remise du gaz. L’habitant de 73 ans a déjà dû, à sa charge, boucher une conduite d’aération. « Ensuite, j’ai payé, comme tous les foyers, près de 300 euros de frais de service pour la remise du gaz », précise-t-il. Mais il y a aussi une dépense qui ne lui a pas échappé : les frais de compteur, pourtant inutilisé. « J’ai continué d’être prélevé ces derniers mois alors que je n’utilisais plus le gaz », grogne-t-il. Le résident songe désormais à s’équiper en électrique pour éviter ce genre de mésaventure.
Vendredi 19 septembre, les habitants de la résidence Bel-Air ont en tout cas eu une petite frayeur quand une odeur suspecte de gaz a été signalée, dans la soirée. Il n’en était finalement rien, mais sur place, les pompiers, les policiers et les services de gaz ont pris l’alerte particulièrement au sérieux après l’intoxication du 21 juin dernier.