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159 détenus, dont 32 qui dorment par terre, 60 cellules et un médecin à mi-temps : il alerte sur les conditions de détention à la maison d’arrêt de Tarbes
Deux ans après le rapport alarmant de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté sur la maison d’arrêt de Tarbes, le député des Hautes-Pyrénées a visité les locaux ce vendredi 5 juin. Selon Denis Fégné, les conditions sont toujours autant « catastrophiques » avec 159 détenus pour 60 cellules. Il tire la sonnette d’alarme. Ce qu’il faut retenir.
Deux ans après, rien n’a (presque) changé. C’est le constat que dresse le député des Hautes-Pyrénées, Denis Fégné, à la suite de sa visite de la maison d’arrêt de Tarbes, vendredi 5 juin. En 2024, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté rendait un rapport alarmant sur les conditions de détention à Tarbes. 200 % d’occupation, des toilettes sans cloison dans les cellules collectives, présence de nuisibles… Aujourd’hui, la situation a-t-elle évolué à la prison ? Pas vraiment, répond l’élu. « Suite aux préconisations, quatre cellules sont toujours en cours de rénovation, le parloir a été aménagé et le terrain de sport a été refait. À part ça, les conditions sont totalement insupportables ; la situation est apocalyptique », explique le parlementaire.
Selon lui, le site accueille actuellement 159 détenus pour 60 cellules. « C’est-à-dire que 32 détenus dorment par terre, sur un matelas à même le sol. Seules cinq infirmières se relaient avec une file d’attente qui atteint déjà 50 détenus pour un diagnostic médical », détaille Denis Fégné. Vingt-neuf surveillants sont en poste. Quant au médecin, il n’est présent que la moitié du temps. Pour les consultations psychologiques, c’est aux urgences de l’hôpital de Tarbes que ça se passe. Sauf le mercredi, où un psychologue assure une permanence. Trois cellules sont consacrées au quartier disciplinaire, quatre autres à l’isolement.
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Deux agents pour le SPIP
Au Service pénitentiaire d’insertion et de probation (le SPIP), deux agents se partagent les missions. C’est trop peu aux yeux du député. « Ils ont pourtant le rôle crucial de préparer à la sortie, d’organiser des activités, d’accompagner et de former », souligne-t-il. « Ce qui choque, c’est l’état de décrépitude, les peintures s’écaillent, il y a des fissures sur les murs, des problèmes d’isolation, les dernières chaleurs ont particulièrement affecté les prisonniers », poursuit-il.
Le député propose de « renforcer les aménagements de peine, de donner davantage de moyens aux services de probation, de prévenir pour éviter l’urgence carcérale ».