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Elle veut reprendre la trottinette électrique, il lui jette une chaise dessus et l’asperge d’essence


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Ce jeudi 18 septembre, un homme a été jugé par le tribunal de Tarbes pour des violences conjugales. La justice lui reproche d’avoir jeté une chaise sur son ex-compagne et de l’avoir aspergé d’essence.

C’est une histoire de couple qui se finit mal. Et qui finit devant la justice des Hautes-Pyrénées. Le 15 septembre dernier, une dispute éclate dans un couple qui vient de se séparer. L’homme, J. P., demande à son ex-compagne de lui rendre un service : il aimerait se rendre chez une amie, à Tarbes. Pas question de le conduire en voiture, l’homme utilise sa trottinette électrique. À l’arrivée chez l’amie en question, le ton monte entre J.P. et son ancienne conjointe. Il l’insulte et veut récupérer ses affaires avant de déménager. La victime rentre mettre ses affaires de côté quand celui qui comparaît ce jeudi 18 septembre devant le tribunal de Tarbes lui arrache son téléphone ainsi que son sac à main. Son ex-compagne veut récupérer la trottinette électrique dans le garage : elle a été achetée avec les économies du couple. Quand J.P. s’en aperçoit, il jette une chaise sur le torse de la victime, lui tire les cheveux, la fait tomber à terre.  » La victime vous asperge alors de bombe lacrymogène et en retour, vous la recouvrez d’essence à l’aide d’un bidon « , poursuit la présidente du tribunal.

Le prévenu est également accusé d’avoir frappé son ex-compagne avec un balai.  » J’ai pris une chaise pour me protéger quand elle m’a gazé « , se défend-il, à la barre. La présidente veut comprendre :  » Vous vivez chez elle depuis deux ans et vous ne partagez pas les factures ?  » Réponse de l’intéressé :  » Je participe un peu aux courses « .  » Ah, vous êtes bien généreux « , ironise la présidente. Des violences, l’homme ne se souvient pas.  » Vous avez la mémoire sélective « , lance la présidente.

 » Il serait temps d’assumer ses responsabilités « 

Pourtant, d’après la victime et sa fille, les violences durent depuis octobre 2022. Étranglement, claques, coups de pied…  » J’ai des souvenirs de dispute, c’est tout. Le reste, je ne m’en souviens pas « , répète le prévenu qui a déjà 15 mentions sur son casier judiciaire.  » On rigole, on minimise, même dans la salle. Le comportement est immature. Cette affaire n’est pas prise au sérieux « , regrette maître Stéphane Jaffrin pour la victime.

 » Je comprends l’épuisement moral de ma cliente. Je comprends moins qu’on en vienne aux mains pour des objets « , poursuit-il. La procureure a du mal avec la ligne de défense du prévenu.  » Il invoque la légitime défense mais encore faut-il que ce soit proportionnel. La victime, elle, a un certificat médical. Il serait temps d’assumer ses responsabilités « , assène-t-elle. La procureure demande deux ans de prison dont un an assorti d’un sursis probatoire pendant trois ans. Pour Rudy Mbemba qui défend le prévenu, il n’y a aucune « ambiguïté » dans ce dossier. « On n’a pas de violence gratuite, pas plus de légitime défense. En revanche, on a quelqu’un de surpris qui se défend « , plaide-t-il. La cour l’a finalement condamné à 8 mois de prison ferme et 6 mois de sursis probatoire pendant deux ans avec une obligation de soin, de travail et de rentrer en contact avec la victime.



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